Hélène… À vingt ans, on se rencontre. Étourdissement de passion. On échafaude mille projets fulgurants. Les années passent. Routine, enfants, profession… désillusion. Et déjà voilà trente ans, puis quarante. On s’épie, s’oublie, se renie, se vautre. Avec regrets, remords, remises en question. Divorce ? Hommes et femmes adversaires ? Où sont langage, codes, idéaux ? En électrons, on étouffe sa liberté, avance sans conscience de Qui l’on est, occulte l’énigme si déstabilisatrice : comment conjuguer « moi » et les autres ?...
« Il devrait exister des universités de féminitude. Tous y seraient conviés : les femelles pour s’aguerrir, les mâles pour décrypter l’envers des apparences ».
Hélène… Elle évolue dans un monde où vacillent les fondements de nos repères ; elle vit dans l’instant présent, en recherche de sensations bien réelles. Mais simultanément, elle est plus que jamais attirée par l’ésotérisme. En elle, un désir impérieux : relier le quotidien à ceux qui nous ont quittés ! Elle se prend à penser : comment vivre avec eux sans pour autant basculer dans la folie ?
« Le temps s’immobilise, les bruits alentour s’estompent, à mes oreilles résonnent des plaintes lancinantes : N’oublie pas… Dis-leur ».
Hélène Dehemme est bahutée entre deux souffles d’hommes, deux continents, deux univers. Elle n’oublie rien, et vous invite…Dégustez avec elle le bouillon d’awara, écoutez singes hurleurs et crapauds buffles dans un carbet sur l’Oyak. Suivez-la à Cacao, Royale. Arpentez Montmartre. Vous aurez un avant-goût d’éternité. |