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  Fiche livre


La dernière valse de Mathilda
De Tamara McKinley
Editeur : Archipel
Parution le : 3 Janvier 2007

Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un dernier hommage à cette femme courageuse. Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte : que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant... Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. A mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga ? Par son atmosphère envoûtante, la force de ses personnages, cette saga australienne s'inscrit dans la lignée des chefs-d'œuvre de Colleen McCullough.

  • [Poche]
  • Littérature

  • Commentaires Amazon

    2008-07-21Note : 5/5
    Vraiment Super !
    Je n'avais pas été captivé par un roman depuis très longtemps. On n'a pas envie que l'histoire se termine tellement c'est magnifiquement écrit.
    Vraiment sublime, excellent auteur.

    2008-05-09Note : 2/5
    "La dernière valse de Mathilda" ou "Les suédoises vont mal ces temps-ci" ...
    Il y a une semaine, j'a décidé de lire une saga. Et j'ai choisi Mathilda, si bien mis en valeur depuis plusieurs semaines dans les rayons des Fnacs de Paris et de province. Bon.

    Précisons que je n'avais pas lu ce genre de livre depuis une quinzaine d'années maintenant, mais que du temps de mon adolescence, grâce à ma grand-mère qui est une grande fan de sagas, j'ai passé pas mal de vacances scolaires à dévorer tous les mythes du genre, de l'immanquable "Autant en emporte le vent" aux "Oiseaux se cachent pour mourir" de Colleen McCullough, en passant par la saga d'Emma Hart de Barbara Taylor Bradford, quelques Danielle Steel ou Anne Rivers Siddon, ou des trucs plus virils comme les romans de Pat Conroy, James Michener ou John Jakes. Tout ça pour vous citer quelques points de comparaison.

    Bref, tout ça pour dire aussi, après quinze années sans aucune saga, je décide de refaire une incursion dans cet univers avec La dernière valse de Mathilda, alléchée il est vrai par le titre de saga de l'année décerné au livre par ses lectrices suédoises. Maudit marketing ...
    Au final, grosse déception. L'histoire est certes rocambolesque, mais le style est si maladroit qu'en maints moments pourtant tout à fait tragiques, on se surprend à ricanner involontairement, devant la lourdeur de l'histoire et la psychologie très sommaire des personnages.
    C'est une histoire qui ne se déroule que sur un plan : celui, très rapide, d'une narration superficielle qui se veut un allez-retour entre passé et présent mais qui reste en fin de compte très linéaire, écrit dans une langue pauvre et dénuée de subtilité (mais peut-être est-ce du à la traduction).
    Les personnages du passé sont plus attachants que ceux du présent, mais tous souffrent du même manque de vraisemblance.
    J'ai parfois eu la bizarre impression que l'auteur n'avait aucune idée de ce qu'être une femme peut bien signifier. Ensuite, j'ai aussi eu la sensation qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'être humain signifie, ce qui est plus grave.
    Les lieux communs sexistes abondent, un comble pour une auteur qui semble pourtant bien être une femme et avoir au plus la quarantaine.
    Ceci étant dit, c'est la première saga de l'auteur et elle en a écrit au moins huit, donc elle a très bie pu s'améliorer depuis.

    Bon. Je concluerai en disant qu'à mon avis, ce livre est aux sagas mentionnées plus haut ce qu'une centaine d'épisodes d'un sop opera sont à la saison 1 de Desperate Housewives : si vous cherchez le livre de votre été à la plage, je ne vous le conseille pas. A prendre plutôt pour les trajets en métro ...





    2008-05-07Note : 3/5
    L'héritière de Chirunga
    Au début des années 20, au coeur du bush australien, Mathilda, 13 ans, vient de perdre sa mère. Restée seule avec son père alcoolique, c'est donc à elle qu'incombe rapidement la charge de l'immense domaine familial et de ses milliers de moutons. Malgré son jeune âge, elle va devoir s'imposer dans un milieu d'hommes, affronter les éléments naturels qui menacent l'équilibre du domaine et se protéger de la convoitise de ses voisins... 50 ans plus tard, à Sydney, Jenny vient de perdre son fils et son mari dans un accident, et apprend avec stupéfaction que ce dernier avait prévu de lui offrir un vaste domaine situé dans l'outback australien. Ne sachant que faire de cet encombrant cadeau posthume, elle se rend sur place et découvre les journaux intimes de l'ancienne propriétaire.

    Le roman alterne les passages consacrés à Mathilda et ceux consacrés à Jenny, ce qui donne un résultat assez inégal: Combative, fière et solitaire, Mathilda est un personnage qui a du chien, et c'est dans les pages qui relatent son destin tragique que le décor prend toute sa dimension. Ces étendues quasi-désertiques et arides, où il est possible de ne pas voir une goutte de pluie pendant plusieurs années, ce milieu hostile où les hommes se révèlent souvent encore plus cruels que la nature, sont les vrais atouts de ce roman. Le récit perd en revanche beaucoup de son charme quand il s'intéresse au personnage insipide de Jenny. On patauge dans l'eau-de-rose, et l'histoire d'amour entre la jeune veuve et Brett Wilson, le directeur du domaine, donne lieu à quelques passages d'une mièvrerie consternante. Je suis donc assez partagée, mais au fond j'ai passé plutôt un bon moment en lisant ce roman, notamment parce que l'auteur ne lésine pas sur les rebondissements. C'est finalement une saga plutôt sympathique, facile à lire, si vous cherchez une petite chose légère pour vos prochaines vacances, pourquoi pas ?

    2007-12-17Note : 4/5
    En route
    Quel beau voyage!

    Quelques 800 pages qui passent comme un rêve. Le style n'est pas flamboyant, mais le tragique de la trame et le cadre suffisent à ravir un esprit réveur et romantique...

    2007-08-30Note : 5/5
    Deux femmes, au fin fond du bush
    Deux femmes de générations différentes qui, sans s'être connues, sont liées par la même passion du bush australien et la même force de caractère. L'une, Mathilda, adolescente après la première guerre mondiale, s'est battue seule pour préserver sa station d'élevage de moutons, contre les éléments naturels et des propriétaires terriens voisins avides de cette immense exploitation. L'autre, Jenny, jeune citadine vivant à Sydney dans les années 70, découvre que son défunt mari a racheté cette exploitation, conformément à leur amour commun du bush. On suit alors l'histoire de ces deux femmes intimement liées par un journal que Mathilda avait écrit et que Jenny retrouve par hasard dans cette station. Et on plonge dans l'âpreté et la rudesse du pays, de son climat et des habitants. Un roman dur qui malgré le fond dramatique, reste toujours dans la volonté et le refus de la fatalité. Un excellent livre.

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