 | La compagnie des menteursDe Karen Maitland
Editeur : Sonatine Parution le : 4 Mars 2010 ISBN : 978-2-3558-4036-4 EAN13 : 9782355840364
Sélection Rue des Livres
1348. La peste s'abat sur l'Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l'anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d'échapper à la contagion. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble. Bientôt, l'un d'eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un troisième démembré...
Seraient-ils la proie d'un tueur plus impitoyable encore que l'épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ? Toutes les apparences ne vont pas tarder à s'avérer trompeuses et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d'une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l'énigme avant qu'il ne soit trop tard.
Avec cette formidable évocation du Moyen Âge, d'un réalisme stupéfiant, saluée comme un événement majeur dans le monde entier, Karen Maitland nous offre un roman qui captive et ensorcelle le lecteur jusqu'à l'incroyable coup de théâtre final. Rarement authenticité historique et sens de l'intrigue auront été conjugués avec un tel talent. Indispensable ! Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau | Polars historiques [Premier roman]
Prix conseillé : 22,00 € - Prix : 20,90 € |
Acheter ce livreAmazon
 | | Acheter chez votre libraire Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous |
Vos avisC'est un roman historique immanquable.Le moyen-age
conté aux menus détails dans un habillage scénique
qui coupe le souffle et d'un réalisme qui dépasse
la légende. TOTO
|
Commentaires Amazon| 2010-11-02 | Note : 3/5 | du bon... et du moins bon Ce sont certaines critiques dithyrambiques qui m'ont donné envie de me plonger dans ce livre... et ce sont elles qui m'incitent à ne donner que trois étoiles, histoire de relativiser.
"La compagnie des menteurs" a pour cadre l'Angleterre de 1348, alors qu'une épidémie de peste ravage le pays et fait fuir les survivants. Neuf personnes se retrouvent par hasard dans une fuite commune placée sous le signe de la faim, du froid, de la peur, d'autant plus qu'au fur et à mesures que leurs secrets respectifs sont dévoilés, les morts violentes commencent à se succéder parmi elles.
Le principe des "Dix petits nègres" est évidemment fascinant pour tout amateur du genre mais il faut dire que de ce point de vue-là, "La compagnie des menteurs" fait pâle figure à côté du chef-d'oeuvre d'Agatha Christie. Je n'ai pas eu cette irrépressible envie de tourner les pages qui nous saisit parfois à la lecture d'un thriller bien mené. Les "secrets" manquent d'originalité, selon moi, et ne donnent pas une impression de découverte stupéfiante dont il faudrait quelques chapitres pour se remettre.
D'un point de vue historique, l'ambiance glauque du Moyen Age est bien rendue, mais ne vous attendez pas à apprendre beaucoup de choses sur l'époque si ce n'est quelques coutumes et pratiques du quotidien de l'époque.
Enfin, il faut dire que le rythme est dans l'ensemble assez lent: pendant plus de la moitié du livre, l'auteur introduit peu à peu ses personnages et le début de leur périple, avec différentes narrations émanant de chacun. Une fois tout cela mis en place, la deuxième partie devient plus intéressante, puisque mettant en scène des disparitions énigmatiques. Un bon point pour le dénouement, qui était inattendu et bien pensé, et un dernier rebondissement qui relève l'ensemble.
En résumé, un voyage qui n'est pas désagréable, une belle écriture et une fin qui valait la peine, mais pas l'ouvrage exceptionnel que d'aucuns ont décrit.
| | 2010-08-11 | Note : 3/5 | De l'authenticité ? Ah ? Un avis tout de même mitigé.
Dommage, le ton du prologue laissait présager un livre vif et parfois cruel sur le moyen âge, ses superstitions et les difficultés pour y survivre. Ce sont ces trois pages là qui m'ont convaincue de passer à la caisse.
Mais c'est lent, si lent. D'autant que les protagonistes mettent un temps infini à se réunir, pour enfin avancer vers leur destin. Ce n'est pas de leur continuelle errance que vient l'ennui que connaît parfois le lecteur, mais de passages un peu trops larmoyants, auprès de personnages trop souvent issus de clichés. Ils ne font pas dans la demi-mesure : le méchant est très très méchant, le sage est très très sage, la femme enceinte pleurniche continuellement... pendant que son mari tente lamentablement de la défendre des remarques acerbes du très très méchant sus-nommé. Mais on leur pardonne, après tout ils sont si attachants.
J'ai en revanche été très déçue concernant l'aspect "authentique" du côté moyenâgeux que l'on nous avait tant vanté. Je n'aurais sans doute rien vu si je n'avais connu des livres comme Les Piliers de la Terre, avant de me lancer dans celui-ci. Si quelques passages comme le mariage des infirmes, ou les mésaventures de Jofre après les Bains rappellent la cruauté, la violence inhérentes à cette époque, pour le reste, c'est complètement raté. La peste ? on n'en entend parler que de loin. Elle les fait seulement dévier de leur route, comme une inondation barrant les ponts et les tunnels.
Mais il faut l'avouer, j'ai quand même vraiment aimé ce livre. Malgré tout ça, parce que même le côté un peu larmoyant et coupable des personnages ne saurait faire oublier qu'ils cachent tous un lourd, très lourd secret. Que la gamine qui les suit a une lueur étrange dans le regard, et que la fin vaut vraiment de s'être tapé tous ces kilomètres à leurs côtés. Dans le fond, on s'attache à Jofre et à son maître de musique, on se demande bien pourquoi Zophiel est si insupportable, quelle est cette histoire d'aile poussée mystérieusement sur l'épaule de Cygnus... Le côté culpabilisé à outrance des personnages ne peut empêcher le lecteur de s'y attacher, jusqu'à ce qu'ils disparaissent, malencontreusement, les uns après les autres. A ce moment, on se cramponne au livre avec un peu plus de force.
| | 2010-08-06 | Note : 2/5 | La compagnie des bonimenteurs La critique souvent dithyrambique, l'Editeur onaniste qui se fait plaisir en quatrième de couverture... L'envie m'a pris de découvrir cet ouvrage de Karen Maitland pour voir s'il méritait pleinement cette avalanche de compliments et louanges d'horizons divers. Eh bien, à mon humble avis, absolument pas. L'intrigue "policière"? D'une platitude et d'un commun confondants. Plusieurs peronnes réunies, qui sont tuées les unes après les autres... Un bon vieux "Whodunnit" des familles: allez, brave lecteur, trouve-nous qui peut bien être l'infâme qui trucide ainsi ces malheureuses personnes... Pourquoi pas, mais qu'on ne vienne pas hurler au génie. Le cadre? Cette Angleterre du Moyen-Age en proie à la "pestilence"... Je n'ai personnellement pas été saisi par le réalisme effrayant qui en a marqué d'autres. Le parcours de notre compagnie à travers le pays m'a au contraire paru poussif, redondant et à l'arrivée lassant. Le coup de théâtre final sur lequel beaucoup de mes espoirs reposaient et que je me faisais à l'avance une joie de découvrir? D'un intérêt quasi-nul et qui m'a donné tout sauf envie de relire le roman pour découvrir ce qui aurait pu me mettre sur la piste etc. Une espèce de pirouette finale peu convaincante, artificielle et pas du tout crédible. Le genre? Il oscille entre réalisme sordide et fantastique plus ou moins assumé. On m'objectera que c'est pour refléter une période historique où l'on était plus enclin qu'aujourd'hui à adhérer aux mythes, légendes ou croyances divers... Bof. Du point de vue des personnages, le lecteur est parfois laissé en plan (notamment en ce qui concerne le personnage de Narigorm: dessein réel poursuivi? Motivation de l'anagramme Narigorm/Morrigan? etc.). On m'expliquera que cela laisse une heureuse part de mystère qui colle parfaitement à l'"atmosphère" du roman: ce peut aussi être lu comme une forme de limite de la narration, qui donne une méchante impression d'inabouti. Enfin, il y a certains éléments purement et simplement ridicules: la relation entre Adela et Osmond (!!) et avant tout la scène décrite à la page 221, d'un grotesque presque atterrant, d'autant plus qu'elle reste totalement gratuite et sans véritable suite.
Cela dit, avec un peu de recul et tout commentaire acerbe mis de côté, cet ouvrage se lit sans déplaisir, avec un certain intérêt même, à condition - sine qua non! - de ne pas en attendre les monts et merveilles décrits et annoncés par tant de lecteurs (ou éditeur!), camelots malgré eux et sans doute en toute bonne foi. Ce livre est un bon livre de vacances d'été. C'est tout sauf un chef d'oeuvre.
| | 2010-06-30 | Note : 5/5 | Plus qu'un bon thriller, un très grand roman 1349, la peste sévit en Angleterre, 9 vagabonds, aux profils très différents, réunis bon gré mal gré prennent la route pour tenter de survivre. Chacun dans cette "compagnie" a son caractère, ses humeurs, son passé et ses secrets...
Les éditions Sonatine font partie des ces éditeurs qui se consacrent à la qualité plutôt qu'à la quantité (environ 14 livre par mois). C'est donc les yeux fermés que je me suis plongé dans cet ouvrage, mais sans savoir que la surprise serait encore meilleure que celle attendue.
Attention, amateurs de thrillers traditionnels, délaissez -temporairement- vos habitudes pour découvrir ce chef d'oeuvre. Ce livre est si bien écrit, que l'intrigue en devient secondaire... Laissez vos appétits de suspense inassouvis, ils sont vains et laissez vous porter par l'ambiance, l'atmosphère glauque, la vie dans ce bourbier crasseux, sans fond... N'attendez pas le premier mort, on s'en fiche, il arrivera bien assez tôt mais ce n'est pas ça l'important dans "La Compagnie des Menteurs". Ce qui prime, c'est l'étouffement que vous ressentirez aux descriptions des ruelles infâmes, des odeurs écoeurantes qui se dégagent des entrailles de poissons en décomposition, mêlés à la boue et remués par les allées et venues des villageois vêtus d'immondes haillons, aux dents pourris, à l'haleine chargée de bière chaude. Ce qui est important, c'est l'injustice, le malaise que vous ressentirez faces aux situations tellement réalistes qu'on croirait en faire partie, se réajustant la houppelande...
La force de ce roman, ce sont les descriptions crues, sans parti pris, mais non censure de la vie de village en 1349, en Angleterre, alors que la peste remonte le pays en décimant les populations... Rien ne nous est épargné : la saleté, la puanteur persistante, la fatigue, la pluie incessante, le froid, la lutte magnifique de cette compagnie de 9 laissez-pour-compte hétéroclites pour dormir au chaud (rarement), pour un quignon de pain (souvent) moisi... Alors, que les membres de cette compagnie soient assassinés au fur et à mesure, n'a au final, qu'une importance relative tant la puissance du récit de leur voyage et le réalisme qui s'en dégage sont forts...
En refermant ce livre, vous n'aurez pas lu un grand thriller et La comparaison avec "le nom de la rose" est tout de même bien ambitieuse, mais vous aurez, à coup sûr, passé un grand moment de lecture...
Indispensable...
| | 2010-06-21 | Note : 2/5 | Banal L'intérêt principal du livre réside dans une description de la vie au moyen-age en Angleterre. Le suspense est limité, la description des personnages mesurée et la chute quelconque. Déçu de m'être laissé entrainer par les commentaires précédents, je donne le mien.
| | 2010-06-20 | Note : 5/5 | passionnant !! SU-PER-BE ! Je me suis retrouvée au moyen âge, l'ambiance qui va avec = la peur de la peste, la pluie qui tombe sans discontinuer sur l'Angleterre, le froid, les croyances, les odeurs, les horreurs, les rites... J'ai été captivée par la formation de cette "compagnie", fuyant l'épidémie et la mort, avec chacun ses secrets. Une histoire mystique, une intrigue, tout y est. Les personnages sont attachants, une belle réussite.
|
Donnez votre avis  Vous devez être inscrit pour poster un avis sur ce livre. Pour vous inscrire, cliquez ici.
|