Globalisation, le pire est à venir
Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d'autant plus in-domptables qu'elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu'elles sont deve-nues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des " subprimes " a mis en lumière l'extrême fragilité du système financier international : des milliers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, minuscule manifestation de la folie d'un monde où l'argent coule à flots, n'est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines. Bien des mécanismes de cet engrenage sont connus : batailles pour le contrôle de l'énergie, des technologies et des matières premières ; effondrement annoncé du dollar ; creusement des inégalités au Nord comme au Sud ; tension sino-américaine ; retour annoncé des États-nations, dont certains sont plus proches de la dictature que de la démocratie, sur fond d'institutions internationales défaillantes. L'originalité de cet ou-vrage est de montrer comment la convergence de ces forces centrifuges pourrait faire imploser la globalisation, énorme machine à prendre du revenu aux uns pour le redis-tribuer aux autres. Les auteurs expliquent l'imbrication de cinq caractéristiques majeures qui risquent de faire dérailler la globalisation : une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise les tentations protectionnistes ; un chaudron qui va épuiser les ressources rares, inciter aux politiques d'accaparement, accélérer le réchauffement de la planète et les dérives environnementales ; un laboratoire à fabriquer du risque financier et de l'irresponsabilité bancaire ; un moteur à implosion pour le système monétaire international ; une centrifugeuse qui peut faire exploser l'Europe.
