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La Rose blanche
De Inge Scholl
Editeur : Editions de Minuit
Parution le : 10 Avril 2008
Sélection Rue des Livres

Le printemps 1943 : la bataille de Stalingrad venait de se terminer par la défaite des forces allemandes. Apparurent alors à Munich des affiches où on lisait :

Ont été condamnés à mort cour haute trahison :
Christoph Probst, 24 ans,
Hans Scholl, 25 ans,
Sophie Scholl, 22 ans.
La sentence a été exécutée.

Les trois étudiants décapités à la hache étaient, avec trois de leurs compagnons qui seront exécutés plus tard, les animateurs d’un mouvement de résistance, “ La Rose blanche ”, dont les Munichois avaient pu lire les tracts depuis quelques mois.
Inge Scholl, sœur des deux premiers, raconte ici leur histoire : l’enfance en Bavière dans une famille catholique, l’entrée dans la Jeunesse hitlérienne, puis, peu à peu, la découverte de la réalité nazie et, enfin, cette décision déchirante : la résistance contre leur propre pays en guerre. “ La vraie grandeur, écrit Inge Scholl, est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée. ” Ces six universitaires ont plus que personne contribué à sauver l’honneur de l’Allemagne. Pascal disait : “ Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. ” Nous devons croire celle-ci, entre toutes, aujourd’hui.

Le film de Marc Rothemund, Sophie Scholl, die Letzen Tage, raconte cette histoire.
Première publication aux Editions de Minuit en 1955


  • Traduit de l’allemand par Jacques Delpeyrou
  • [Poche]

  • Commentaires Amazon

    2007-04-28Note : 5/5
    Die Weisse Rose
    Hans Scholl avait 15 ans au début de l'année 1933, et habitait alors Ulm en Allemagne. Il ne fut d'abord pas insensible à l'arrivée au pouvoir d'Hitler, malgré les craintes de son père à son propos.
    Mais très vite il fut déçu par les Hitlerjugend. L'interdiction d'un drapeau que lui et ses camarades avaient confectionné pour en faire le symbole de leur communauté fut un tournant déterminant dans l'attitude de Hans. La rupture fut complète. Il quitta le camp et opta pour des études de médecine. Il enrichit ses lectures en s'intéressant plus particulièrement aux philosophes anciens tels Socrate ou Platon. Sa soeur, Sophie, le rejoignit peu après.
    Chez un vieil homme qu'il visitait tous les jours, Hans fit la connaissance des poètes, des savants et des philosophes qui fréquentaient souvent cette maison. Il y rencontra notamment Alexander Schmorell, le fils d'un médecin de Munich. Une profonde amitié naquit entre eux.
    Et la Résistance vit le jour...
    Un livre fort et émouvant qui montre une face de l'histoire très peu connue et qui mériterait pourtant une plus grande reconnaissance.

    Extrait :
    " La fin sera atroce mais, si terrible qu'elle doive être, elle est moins redoutable qu'une atrocité sans fin. "

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