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Hautes solitudes: Sur les traces des transhumants

Hautes solitudes: Sur les traces des transhumants

Auteur : Anne Vallaeys

Editeur : La Table Ronde

En deux mots...
Anne Vallaeys a remonté l’ancien chemin de transhumance qui va d’Arles aux Alpes. Une randonnée dont elle rapporte « Hautes solitudes », livre d’émerveillements.

Présentation de l'éditeur
Une équipée aussi ancienne que la Provence. Au printemps, mue par un irrésistible appel, la caravane des brebis s'ébranlait en direction des altitudes. De plaines en gorges, elle cheminait vers l'alpage. Brutalement, dans les années 1970, la tradition s'est éteinte. Le bitume des voies rapides, le remembrement, le clôturage des propriétés ont eu raison de cette longue marche. Désormais, c'est en bétaillère que les troupeaux gagnent l'estive.
Que sont devenus les chemins de grande transhumance, dessinés au fil des siècles par l'immuable cadence des brebis ? Pour le savoir, Anne Vallaeys s'est lancée, à pied, sur les traces de l'antique carraire d'Arles, sauvée de l'oubli par des amoureux du pastoralisme. Ouvrant la voie, elle a parcouru 380 kilomètres en compagnie d'une amie de sa fille, au rythme patient des transhumants d'hier. Dans l'écheveau des sentiers pastoraux, elle n'a cessé de perdre et de retrouver le fil.
Camargue, Alpilles, pays d'Aix, Verdon, plateau de Valensole, vallées d'Asse, de Bléone, val du Laverq... Autant d'étapes entre plaines désertiques et forêts denses, vallons et lignes de crête, entre canicule et orages. Au- tant de rencontres. Hymne à la Provence des hautes solitudes, ce livre est une célébration fervente de ceux qui la peuplent. Éleveurs, bergers et bergères, résistants sans cause, sinon celle des paysages où ils ont choisi de vivre, en harmonie avec leurs bêtes.

17,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
256 pages
ISBN : 978-2-7103-7731-3
Les avis

La presse en parle

Hautes solitudes est un livre de découvertes et d’émerveillements. Passé la banlieue d’Arles, avec ses entrepôts, ses hypermarchés, ses parkings, ses rocades ­(elles renonceront d’ailleurs à la traverser à pied, se faisant déposer quelques kilomètres plus loin), voici que l’on entre dans une succession de décors changeants. Un véritable théâtre de verdure, de nature. Aux prairies succèdent des champs de pierres sèches, aux oseraies bruissantes d’oiseaux des maquis arides. Aux paysages virgiliens, des horizons barrés. Anne Vallaeys s’attache aux lieux, s’en emplit, s’en laisse déborder. Avec elle, on guette le moindre bruit, le moindre craquement dans les sous-bois, l’échappée d’un animal, le murmure d’une source. Rien ne résonne pareil, rien ne se ressemble. Les bergers disent bien que chaque pierre est unique, que chaque arbre est incomparable.

De ces bergers qui sont « de la besace et des chemins », de ceux qui vont au train des bêtes, des éleveurs, des tondeurs de moutons et des gardiennes de chèvres, il s’en rencontre à chaque halte. Ils sont peut-être les derniers ou, qui sait,les premiers d’un autre âge. Anne et Marie les écouteront parler de lignée, de sang, de terre. Du loup qui revient et qui égorge les brebis, des chiens à qui on ne peut pas mentir et du bonheur simple « de vivre de rien au milieu de tout ». C’est doucement grave, tendrement beau. Chemin faisant, Anne Vallaeys cite aussi les auteurs qu’elle aime, de Giono à Stevenson, de Whitman à Lacarrière. Et Michel Darluc qu’elle lit tous les jours, comme si les mots du vieux naturaliste, poète à ses heures, faisaient déjà écho à ceux qu’elle allait elle-même écrire. Lui qui parcourait la Provence « pour aller prendre la nature sur le fait ».

Xavier Houssin, Le monde des Livres

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