AccueilActualitésCoups de coeurExtraitsVidéosForumsSites internetAuteursEditeurs
Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Revue de presse
Echo des blogs
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forums
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:

Coup de coeur

Le vrai canard
Karl Laske, Laurent Valdiguié
Stock

Nouvelles parutions

Le Casque d'Agris T02
Libessart, Luccisano
Assor BD

Espace membres
Pseudo:
Mot de passe:


S'inscrire


  Fiche livre



Cliquez pour agrandir
Un astronome des lumières : Jérôme Lalande
De Simone Dumont
Editeur : Vuibert
Parution le : 18 Juin 2007

Avec ses enthousiasmes, ses éclats de colère, ses zones d'ombre et ses travaux acharnés, avec ses amours champêtres et ses foucades soudaines, Lalande (1732-1807) est un personnage complexe, souvent attachant, parfois irritant - sans doute l'un des plus grands astronomes français du XVIII° siècle. Les autres aspects de sa personnalité ont autant d'importance - dans sa vie comme dans son siècle - que ses activités d'astronome : dans la grande tradition des encyclopédistes, c'est un humaniste. Ouvert à la vie, ce célibataire endurci était toujours entouré de femmes : Madame du Pierry, sa « chère Lala » ; la mère de sa « nièce » Amélie (cette dernière, dont il reconnaîtra être le père, sera beaucoup plus tard sa secrétaire) ; Nicole-Reine Lepaute, qui fit pour lui de nombreux calculs astronomiques ; mais aussi la comtesse de Salm ou encore Adine Joliveau, « la muse », ainsi que toutes les autres muses, nombreuses, auxquelles il rend souvent visite et qu'il mentionne brièvement dans sa correspondance. Les dames qui fréquentaient les salons adoraient ce petit homme alerte à l'esprit vif, prestigieux savant aux réparties mordantes et à l'ironie parfois cruelle, mais toujours séduisant. Humaniste, Lalande l'était aussi dans sa vie publique et ses prolongements politiques. Quoiqu'élevé par les Jésuites, il devint très tôt un porte-drapeau de l'athéisme d'alors. Cofondateur de la loge maçonnique des Neufs Soeurs, il y accueillit Voltaire comme l'un de ses frères quelques mois avant sa mort.On sait qu'il contribua notamment à la mesure du méridien de Paris et à la définition du mètre étalon, mais il stigmatisa les excès révolutionnaires autant que ceux que commirent les contre-révolutionnaires et, contrairement à certains savants plutôt opportunistes, il refusa de tenir un quelconque rôle politique pendant le Consulat et l'Empire. Auteur de nombreux ouvrages, professeur au Collège de France (qu'il administra un temps et devant lequel il fit planter un arbre de la liberté), directeur de l'Observatoire de Paris, membre de l'Académie des sciences, il se consacra à la divulgation des idées scientifiques et, passionné par les relations internationales, il fut sans doute l'un des pionniers de la coopération. Rigoureux et intransigeant sur les principes, parfois très personnel dans ses démarches, il s'attira de solides inimitiés, à commencer par celle de Napoléon qui le lui rendit sévèrement. Certains de ses collègues, de ses confrères et de ses élèves lui firent une réputation d'ours mal léché. De cette personnalité complexe et parfois contradictoire, Simone Dumont trace un portrait fouillé et rigoureux. L'oubli dans lequel tomba jadis Lalande est le prix de son caractère d'opposant. C'est pour ce qu'il fut autant que pour ce qu'il fit que nous devons aujourd'hui notre respect et notre affection à cet ennemi des dogmes et du pouvoir personnel.

Donnez votre avis


Votre avis:
Signature ou pseudo:

Acheter ce livre

Acheter en ligneAcheter chez votre libraire
Amazon
Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous
Votre code postal:

© Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact |