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L'écrivain et l'autre

L'écrivain et l'autre

Auteur :

Editeur : Belfond

Bouleversant de sincérité et d'intensité, un essai sur l'impossibilité d'écrire. Entre autoportrait impitoyable et brillante mise en abyme, une oeuvre magnifique de dépouillement, un éblouissant jeu de miroirs entre l'écrivain et cet autre qui ne cesse de l'inventer. Il y a plus d'un an, Carlos Liscano a commencé un roman qu'il ne parvient pas à terminer. Incapable de créer une autre histoire, il corrige, chercher, rature. Rien. Confronté à la quête éperdue de ces mots qui soudain lui échappent, soumis à une exigence d'absolu qui le paralyse. Liscano fait un constat terriblement désespéré : l'écrivain est une invention. Ecrire, c'est chercher ce qu'on ne trouvera pas. Que reste-t-il ? La nuit insomniaque, le fleuve tranquille, des oranges qu'on achète, les rues de Montevideo sous la pluie... Vivre vaut presque toujours la peine.

raduction de l’espagnol (Uruguay) Jean-Marie Saint-Lu.

17,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
191 pages
ISBN : 978-2-7144-4579-7
Les avis

« Presque tous les jours je relis ce que j’ai écrit et je n’arrive pas à le faire croître. Mais, malgré tout, venir vers ces papiers c’est survivre. Je ne vis ma journée que pour arriver à ces papiers et les pousser un peu, un tout petit peu. Ça me sauve. Ça sauve ma nuit, une autre nuit ». Ça a commencé comme ça, par un roman qui n’avançait pas, par cette immobilité, cette résistance, pour que Carlos Liscano ne puisse plus penser qu’à cette impossibilité à écrire et qu’il se mette à sonder l’étrangeté de se vivre double, écrivain et autre. C’est en 1982 qu’il a su que la littérature serait le centre de sa vie et qu’il s’est inventé comme écrivain. L’auteur du Fourgon des fous dit de lui qu’il a vécu plus d’une vie. Mathématicien de formation, il a été militaire, militant du mouvement de lutte Tupamaros. Emprisonné à vingt-trois ans en 1972 par le régime militaire uruguayen, il est libéré treize ans plus tard, s’exile à Stockholm puis revient en 1996 dans sa ville natale « Parce que Montevideo est le seul endroit du monde où je ne suis pas étranger. » Depuis qu’il a perdu l’innocence, la foi et la violence de ses débuts, il doute souvent de sa légitimité à écrire, se sent impuissant à rendre palpable « la vie comme on ne la voit pas à première vue », se laisse dominer par le sentiment que tout a déjà été dit et que son oeuvre n’égalera jamais celle des grands auteurs qu’il admire. Mais sans la littérature il n’est rien, sans l’écrivain qui s’est imposé à lui, sa propre vie n’aurait aucune réalité. Dans cet essai autobiographique, Carlos Liscano interroge avec une rare lucidité l’état d’écrivain, cette zone de turbulences entre l’individu réel et son besoin de créer, sa quête d’infini. « La conscience de l’écriture, ou du langage, empêche d’être celui qu’on serait si on ne menait pas cette réflexion sur ce qui constitue l’être humain, la parole ».

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