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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La Grosse De Françoise Lefèvre Editeur : Actes Sud Parution le : 5 Juin 2000
Rien ne prédestinait Céline Rabouillot à devenir garde-barrière. Elle lit des livres, parle trois langues, comprend les enfants comme personne. Elle accompagne un homme âgé qui a aimé les abeilles, la bonne chère et les grands-crus de Bourgogne. Mais elle est grosse, trop grosse pour les "autres" que dérangent ses manières et ses habitudes. Dans ce récit tragique et touchant, Françoise Lefèvre, en même temps qu'elle évoque la cruauté par phrases impitoyables, s'attache à révéler la somme de grâce et de tendresse qui fait de Céline Rabouillot un être de passion, une femme vulnérable et sublime. | [Poche]Collection : Babel
Commentaires Amazon| 2008-01-09 | Note : 4/5 | Sous une plume triste et poétique
Je me souviens encore très bien de ce petit livre et l'émotion que j'ai ressentie durant cette lecture. C'est une belle histoire de solitude, d'une femme rejetée par la société à cause de son physique, le paraître est primordial, alors que son cSur déborde d'amour pour un homme âgé qui souffre d'une maladie incurable, des enfants qui s'ennuient. Mais ce cSur continue de battre dans le seul espoir du retour de Roland de Roncevaux, son amant, qu'elle a aimé juste une nuit, qui lui a fait la promesse de revenir et dont elle a eu un enfant disparu tragiquement. À lire sans hésiter !
| | 2006-01-29 | Note : 3/5 | Ouch !.. à lire en connaissance (de cause ?) Autant le dire d'office, cette histoire de "La grosse" est très, très triste. Céline est garde-barrière dans un coin isolé de Bourgogne, elle vit seule, elle attend le retour d'un certain Roland de Roncevaux, son amant et le père de son enfant. Mais elle n'a plus que l'espoir et l'attente, car elle a grossi, elle est seule et a perdu son enfant. Son voisin et ami, Anatolis, rayonne ses jours sombres de sa présence et sa bonne humeur, mais l'homme est gravement malade et condamné.La combinaison de leurs malheurs va servir de passer des derniers jours tranquilles, loin des autres et de leurs opinions grotesques et méchantes. Etre trop grosse, vivre en marge et ne pas se mêler à cette vile société font de Céline une pestiférée, qu'on pointe du doigt et insulte gratuitement. Plus les pages tournent, plus les ôdes à la nature et à l'amour heureux laissent place à la noirceur, à la désillusion, à la voie sans issue. Pour un peu, Céline devient la Marie-Madeleine de toutes les femmes anonymes qui se dévouent à une tâche sans le crier sur les toits. Tête baissée et silencieuse, Céline est une icône de grâce et de passion. La morale dans cette histoire rappelle les contes d'Andersen, surtout celui de La petite fille aux allumettes, quand la foule est désignée comme bête, méchante, cruelle et injuste. Aveugle et égoïste. Céline, elle, voulait juste un peu d'amour - c'était trop demandé ? Oui, hélas. Un roman triste, à conseiller aux fidèles de Françoise Lefèvre.
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