 Cliquez pour agrandir | La couleur des sentimentsDe Kathryn Stockett
Editeur : Jacqueline Chambon Editions Parution le : 1 Septembre 2010 ISBN : 978-2-7427-9291-7 EAN13 : 9782742792917
Sélection Rue des Livres
Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l'Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture. Traduction de Pierre Girard | Littérature étrangère [Premier roman]
Prix conseillé : 23,80 € - Prix : 22,61 € |
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Commentaires Amazon| 2010-10-28 | Note : 4/5 | Trois voix du sud Jackson, Mississippi, dans les années 20, les femmes noires sont condamnées à n'être que les servantes des blanches. On les voit à peine et on les considère comme des moins que rien, tout en leur confiant les enfants dès la naissance.
Partant de ce constat, Katheryn Stockett construit un récit à trois voix qui fait alterner les points de vues de deux bonnes noires, l'une ouvertement rebelle, l'autre qui s'interroge beaucoup sur sa condition, et celui d'une jeune femme blanche au désir d'indépendance.
De ce récit polyphonique ressort une réalité complexe ou l'amour et la haine se côtoient, leurs histoires nous sont contées sans misérabilisme et même parfois avec humour, elles reflètent une société qui trouve normal de séparer les être humains en fonction de leur couleur de peau. Ici, les femmes sont au centre du monde, JFK et Martin Luther King ne sont que des voix lointaines, et les maris peuvent être violents...
Voici un livre qu'on ne lâche pas tout au long des 500 pages, on souffre avec nos trois héroïnes, on s'émeut, on s'indigne et on les quitte avec regret.
Une histoire simple aux personnages très attachants et fort bien dépeints tout comme l'atmosphère ségrégationniste. Un premier roman réussit dans une univers proche de Ne tirez pas sur l'oiseau moquer ( le livre est d'ailleurs cité plusieurs fois), et la postface éclaire sur les motivations de l'auteure.
| | 2010-09-16 | Note : 4/5 | Deux noires pour une blanche Allons-y d'emblée pour la critique qui ne manque pas de surgir au moment d'évoquer La couleur des sentiments : oui, Kathryn Stockett a suivi un atelier de "Creative Writing" et cela se sent, dans sa façon ingénieuse de faire avancer son roman, dans ses portraits de femmes, d'une minutie et d'une précision qui ne laissent rien au hasard.
2 millions et demi d'américains ont lu le premier livre de Kathryn Stockett. Et combien dans les états du sud, du côté du Mississippi, là même où se déroule l'action, il y a moins de 50 ans ? Pas de doute, la romancière a su saisir l'ambiance ségrégationniste de l'époque, et le choix de décrire les rapports entre domestiques (noires, forcément) et jeunes bourgeoises (blanches, naturellement) aiguise et amplifie cette atmosphère délétère.
En donnant la parole successivement à deux bonnes et une apprentie journaliste de bonne famille, lancées dans une entreprise invraisemblable et hautement dangereuse, Kathryn Stockett a trouvé le cocktail idéal. Deux noires pour une blanche, les deux premières se confiant clandestinement à la troisième pour l'écriture d'un livre témoignant de leur vie quotidienne, ce n'est rien de moins que de la dynamite, dans une société où règne un apartheid décomplexé et lamentable.
Le livre s'étire parfois longuement dans des descriptions maniaques des relations ambigües entre maîtresses et servantes (j'ai failli écrire esclaves) mais tout ceci sonne juste et fort et prépare à la déflagration finale, qui se fait attendre, mais qui ne déçoit pas, au point de tirer quelques larmes sans tomber dans un pathos inconvenant.
Ce n'est pas de la grande littérature ? Non, mais c'est un grand sujet, traité avec nuances et sans manichéisme (ce n'est pas les méchantes blanches contre les gentilles noires, on en est loin). C'est un roman dense, un négatif à Autant en emporte le vent, passionnant comme un documentaire, palpitant comme une fiction. Avec de bons gros morceaux d'humanité dedans. Alors, oublions les ateliers d'écriture, Kathryn Stockett a un don pour la mise en scène et les dialogues remarquable et tient sans peine la distance des 500 pages.
Evidemment, on imagine bien le film qui va en être tiré. Franchement, même avec un Spielberg aux commandes, que diable pourrait-il apporter de plus ?
| | 2010-09-15 | Note : 4/5 | "Nous connaissons tous ces lois, nous vivons ici, mais nous n'en parlons jamais." La lutte pour l'égalité des droits est en marche mais le Mississippi des années 60 n'est pas tendre pour les Noirs...Situation paradoxale : tous ces Blancs qui supportent sans broncher ou encouragent la ségrégation ont été élevés par des bonnes Noires. Que pensent ces dernières de cette situation ? Elles qui auraient pu poursuivre des études mais dont l'avenir était déjà tout tracé. Une jeune femme Blanche , en quête d'indépendance et apprentie écrivaine, va leur donner la parole. ce livre sera-t-il écrit? Sera-t-il publié ? Quelles en seront les conséquences ? Autant de questions qui tiendront en haleine le lecteur (prévoir un endroit isolé et des boules Quiès pour laisser le monde frapper à votre porte et finir en toute quiétude ce roman qui vous prend par la main et ne vous lâche pas!).307403527.jpg
Le roman de Kathryn Stockett fourmille de personnages attachants et hauts en couleurs. Je n'oublierai pas de sitôt la pestouille ambitieuse Blanche, reine des punaises, qu'on adore détester ! " Gertrude, c'est vraiment le cauchemar de la Blanche du Sud. Je l'adore." C'est un roman très visuel (à quand l'adaptation cinématographique ? ), un de ces romans qui procure un très grand plaisir de lecture. A découvrir sans attendre !
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