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Tijuana mon amour
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Tijuana mon amour

De James Ellroy

Editeur : Rivages
Parution le : 10 Octobre 2007
ISBN : 978-2-7436-1718-9
EAN13 : 9782743617189
 Sélection Rue des Livres
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Après Crimes en série (Rivages/Noir n° 388) et Destination Morgue (Rivages/Noir n° 595), ce troisième recueil de textes courts de James Ellroy rassemble des articles et nouvelles publiés par le magazine américain GQ entre septembre 98 et juillet 2002, et deux longues nouvelles policières inédites.

« C’est une balade nostalgique à travers les années lycée de James Ellroy, les copains de classe et les filles dont on tombe amoureux, avec en toile de fond les menaces de guerre nucléaire et l’élection présidentielle de 1963. C’est aussi l’histoire d’une réunion d’anciens élèves - les mêmes, désormais quadragénaires - qui revisitent leur passé commun. » Let’s Twist Again

« Avec la minutie qu’il apporte toujours à ce genre d’enquête, Ellroy fait ici le compte rendu d’une affaire criminelle de 1963. Comment est morte Karyn Kupcinet, fille d’un célèbre animateur de radio, elle-même actrice de série télévisées, obsédée par son apparence physique et par ses problèmes de poids, angoissée par ses amours tumultueuses ? Meurtre, accident, suicide ? Ellroy explore toutes les pistes, et nous décrit l’itinéraire troublant d’une autre Karyn, de 20 ans plus jeune, et nièce de la première. » La jungle du glamour

« Portrait signé Ellroy du District Attorney de Los Angeles Steve Cooley. Après avoir retracé la carrière du personnage, Ellroy prédit que Cooley pourrait bien rester dans l’histoire des États-Unis comme l’un des plus grands pourfendeurs du crime. » Le D.A

Les trois premières ont pour héros et narrateur Danny Getchell, le rédacteur en chef de la gazette à scandales L’Indiscret. Toujours à la recherche de sujets croustillants pour satisfaire ses lecteurs, Getchell fourre son nez partout et finit par mener l’enquête sur quelques affaires qui furent célèbres dans les années 50. Dans ces histoires, les personnages de fiction côtoient des figures historiques. L’Indiscret nous apprend la vérité sur la mort de Johnny Stompanato, l’amant de Lana Turner, et on y croise Rock Hudson et le gangster Mickey Cohen. Tijuana, mon amour nous montre Frank Sinatra et Sammy Davis Junior dans une équipée rocambolesque, et La panique que je sème met en scène le préfet de police de L.A. William Parker et l’acteur Jack Webb, qui incarna longtemps un inspecteur de police à la radio puis à la télévision.

Dans les deux suivantes, nous retrouvons le policier Rick Jenson, qui fit son apparition dans Un baisodrome à Hollywood (in Destination morgue). Toujours amoureux de l’actrice Donna Donahue, il enquête dans Viol de nuit sur les méfaits d’un rôdeur de plus en plus audacieux. Il s’intéresse bientôt à une actrice de porno qui fréquente des flics pourris et vend ses petites culottes sur Internet, et les circonstances l’amèneront à résoudre une affaire criminelle restée célèbre dans les annales de Los Angeles. Le djihad de Jungleville nous donne un aperçu de la biographie de l’actrice Donna Donahue, un rapport psychiatrique sur l’inspecteur Jenson, alias Lloyd Hopkins ; Jenson y rencontre des assassins musulmans, des complots terroristes, et le leader de l’Armée symbionaise de libération.

On connaît la " patte " caractéristique d’Ellroy, ce mélange détonnant de langage cru et de sophistication littéraire. Il nous propose ici des concentrés de ce style inimitable, avec ces portraits au vitriol des flics, de la pègre et de la presse à scandale dans une Californie qu’il continue de radiographier avec une acuité rageuse, provocatrice, brillantissime.


  • Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Carole Gratias
  • Policier et Suspense
  • [Nouvelles]

  • Prix conseillé : 21,00 € - Prix : 19,95 €

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    Vos avis

    Plus des scalps que de vrais portraits, d'ailleurs tout a l'air écrit au scalpel dans ce recueil, James Ellroy se regarde écrire comme l'on s'écoute parler trop conscient de sa plénitude écrivaine dont il joue comme d'une valeur sure. Serait-il devenu un modèle d'" écrits vains "?
    Inconditionnelle de James, j'ai envie de lui dire qu'avec " Tijuana mon amour, il n'est plus mon Héros, mon ellroy !!!
    Marie Watine



    Commentaires Amazon

    2009-10-27Note : 1/5
    Décousu, délirant,décevant
    Ça démarre en nous refaisant le coup du pauvre goï perdu chez les juifs d'Hollywood. Pas mal comme dab sauf que ça tourne court et se transforme en catalogue de vente par correspondance sans les images et ça continue en exercice de déclinaison qui ne semble distraire que l'auteur. J'ai beau être fan d'Ellroy il pousse un peu à nous refaire le coup du j'ai rien à dire mais le dis quand même en 200 pages à dix euros. En revanche je confirme l'avis d'un autre internaute, chapeau au traducteur un vrai exploit.

    2008-10-04Note : 3/5
    Vraiment pour patienter...
    Nouveau recueil de nouvelles d'Ellroy, qui fait en quelque sorte suite à "Destination morgue" et qui a sans doute pour but de nous faire patienter jusqu'à la sortie du dernier tome de la trilogie "Underworld USA", déjà reportée plusieurs fois.
    Cela reste du Ellroy, et il faut être conscient du niveau auquel on se place. D'autant que la traduction de Jean-Paul Gratias est incroyablement talentueuse.
    Mais on a une vague sensation de "déjà lu" et de panne d'inspiration : on prend les mêmes et on recommence (Danny Getchell, rédacteur en chef de "L'Indiscret", les flics de l'Unité des affaires non élucidées, sans oublier les stars de Hollywood...), et on les retrouve mêlés à des aventures rocambolesques, souvent sans queue ni tête, parfois hallucinées, presque apocalyptiques, à tel point que l'on se demande dans quel état était Ellroy quand il a écrit ces textes. Ou faut-il y voir de l'auto-dérision ?
    Au final, un intermède un peu frustrant, car on l'attend, la fin de cette trilogie "Underworld USA" ! Et on aurait voulu que l'auteur évite de se disperser en écrivant des nouvelles mineures et qu'il se concentre sur ce dernier tome.
    Un de ses livres les moins intéressants et de loin, peut-être le moins bon avec "Dick Contino's blues", recommandable uniquement aux impatients et aux accros.

    2008-02-17Note : 3/5
    Un des meilleurs receuils de nouvelles du maître
    Je dois avouer que je n'ai jamais été trop fan des ?uvres de Ellroy dans le format court. Ses précédents recueils, comme Dick Contino's blues entre autres, m'avaient laissé quelque peu indifférent. Force est de constater que ce coup-ci, le livre est plus homogène. Toute la puissance du style de James Ellroy est présent, la noirceur des histoires, l'interaction personnages réels, personnages fictifs. Il faut prendre ce recueil pour un moyen de patienter en attendant la conclusion de la formidable trilogie Underwold USA, et il remplit parfaitement cette tâche.

    2007-11-03Note : 3/5
    Déçu, mais...
    Bien sûr déçu, surtout quand, comme combien de fans de l'oeuvre d'Ellroy, j'attendais la clôture de la saga "américaine" commencée par la critique acerbe des années Kennedy, je me retrouve, après avoir couru à en perdre haleine chez mon libraire le jour de sa sortie avec un livre réunissant (il nous a déjà fait le coup) des articles et récits d'évènements et d'enquêtes réunis bout à bout pour faire un polar vendable... Lehanne vient de nous faire le coup avec "Coronado", cela commence à bien faire !!! Cela étant, pour les vrais amateurs, les outils habituels du Maestro sont là : noirceur, écriture rapide et violente, fascination sexuelle et sens du scénario... Mais Monsieur Elleroy, seriez vous en pane d'inspiration ? Un vrai livre que diable, un vrai livre ; nous attendons tous ! ! !

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