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  Fiche livre


Underworld USA

De James Ellroy

Editeur : Rivages
Parution le : 6 Janvier 2010
ISBN : 978-2-7436-2037-0
EAN13 : 9782743620370
 Sélection Rue des Livres

24 février 1964, 7h16 du matin à Los Angeles. Attaque d'un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs abattus, trois braqueurs morts ; le quatrième a pris la fuite en emportant seize sacs de billets et quatorze mallettes remplies d'émeraudes.

C'est sur ce braquage, disséqué avec une maestria éblouissante, que s'ouvre Underworld USA, dernier volet de la trilogie commencée avec American Tabloid. Le narrateur reste dans l'ombre ; il a "suivi des gens, posé des micros et mis des téléphones sur écoute". Il nous prévient que le livre est fondé sur "des documents publics détournés, des journaux intimes dérobés, la somme de mon expérience personnelle et quarante années d'études approfondies".

Le récit lui-même peut commencer, suite directe d'American Death Trip. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des spécialistes en coups fourrés. Howard Hughes s'est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Les militants noirs se préparent à l'insurrection dans les quariters sud de Los Angeles, et le FBI, toujours sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les détruire. A la croisée de ces événements, le destin a placé trois hommes : Dwight Holly, l'exécuteur des basses oeuvres de Hoover, Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d'héroïne, et Don Crutchfield, jeune détective obsédé par les femmes. Dwight, Wayne, Don : leurs vies s'entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la "Déesse rouge", et chacun d'eux paiera "un tribut élevé et cruel à l'Histoire en marche".

En 131 chapitres et cinq parties au titre aussi évocateur que provocateur, ce roman noir et politique reconstruit les années les plus tourmentées de l'Amérique du XXe siècle, avec une largeur de vision et une profondeur stupéfiantes.

  • Policier et Suspense
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    James Ellroy sur France Inter

    Commentaires Amazon

    2010-03-08Note : 2/5
    AIE !!! LA SAVATE !!!
    oulala..je viens de me réveiller,je crois que j'ai pris un coup de savate avec ce pavé!des truands qui courent partout,des macabées a chaque page!!la cia,le fbi,les haitiens, la mafia??? et moi et moi et moi.on n'y pige rien c'est le brouillard!non alors moi, je reprend mon codex déus,que j'ai presque fini et je le trouve super ce thriller,ici le brouillard se dissipe et jaime ses mystéres super bien ficelé..jetez y un regard,codex déus,sur amazon ,littérature française..

    2010-03-05Note : 3/5
    Mon nom est crutch
    Difficile de donner un avis objectif sur le nouvel opus d'un auteur que l'on suit depuis presque 20 ans...Oui le style? Quoi ? C'est du Ellroy, oui c'est touffu, oui c'est parfois compliqué de s'y retrouver, on décide ou non de se plonger, de s'immerger dans un univers à part, écrit par un homme qui sait, de quoi il parle, et qui raconte, en les transposant, certaines réalité de sa propre existence, mais bon, il existe d'autre roman noir plus simple à lire et à comprendre, et puis on peut toujours feuilleter le livre avant de l'acheter, c'est aussi à cela que servent les librairies.
    Voila le grand escogriffe qui repique au jeu, qui nous replonge dans cette Amérique à l'histoire confuse et déjanté, peuplée de personnages violent, destructeurs, tordus, vicieux, blasés, détestables, personne n'est sympathique là-dedans, mis à part, peut être, ce trio de femmes que vous découvrirez en allant jusqu'au bout de ce roman.
    Quand Elroy parle de drogue, il connait, quand il parle des tarés vicieux, il connait, le monde des flics et du F.B.I ? Il suffit de lire "ma part d'ombre" pour comprendre d'ou il vient, et les combats qu'il a dù mener pour rester en vie.
    Aux blablateurs qui ont été déçu par leur achat et leur lecture, que dire ? On ne peut reprocher à un auteur d'être ce qu'il est, je ne peux lui faire tort d'être en live parfois, au fil des chapitres, de nous présenter des personnages qui disparaitront très vite, mais bon sang, cette violence qui surgit soudain au détour d'une ligne, le voyage hallucinant au coeur d'Haïti la vaudouisante, ces déchainements de haine, ces ramifications permanentes, et puis surtout, ce qui transparait à travers le personnage de "Crutch le mateur", c'est le propre reflet de l'auteur au travers d'un miroir au combien sombre et douloureux.
    Si ce livre n'est pas pour vous, n'en dégoutez pas les autres...

    2010-03-04Note : 1/5
    Ellroy roi de la pègre.
    J'ai lu tout Ellroy jusqu'en 1990 (L.A. Confidential). J'ai eu un véritable choc en lisant Le Dahlia Noir (1988), un roman noir fracassant. J'ai été sonné par un écrivain ravageur, enfin un écrivain qui soulevait le tapis pour nous montrer toutes les saloperies cachées dessous, avec un style à nous démolir la figure pour nous faire payer nos années de somnolence confortable. J'ai toujours mis Ellroy tout en haut. J'ai présumé de son génie, et je le regrette aujourd'hui.
    Je l'ai laissé tomber quand il a écrit White Jazz, juste après L.A Confidential. Il m'est devenu insupportable, sa tête passait plus par ma porte.
    Vous savez comment écrit James Ellroy ? Il vide en l'air une boîte pleine de lettres de l'alphabet, et il attend que çà retombe.
    Alors çà donne par exemple :
    « Chez-moi : rangé, propre. Artillerie de remplacement : mon 45 des Marines. Hurlement : Mon sabre japonais sur une étagère - taché de gouttes de sang. Cinq bâtons, posés tous à côté. » (WHITE JAZZ - 1991)
    Des fois il a un peu plus de chance et il trouve un verbe :
    « Centre ville - Sommiers de Central - éviter Exley. Cambriolage - dossiers criminels qui remontent jusqu'en 1950. » (WHITE JAZZ - même année).
    Son neveu était télégraphiste et il lui devait sûrement de l'argent.
    C'est dire si je comprends les mauvaises critiques sur Underworld Usa, même sans avoir lu le roman.
    Je propose à tous les lecteurs d'écrire le prochain Ellroy. Je propose que chacun jette en l'air sa boîte d'alphabet (une petite boîte de "lettres" Lustucru fera très bien l'affaire). Si vous trouvez un semblant de phrase qui tienne à peu près la route (faites comme lui, ne perdez pas trop de temps quand même), merci de me la communiquer en répondant à mon commentaire. Je mettrai bout à bout nos talents communs, l'ordre d'arrivée n'a aucune importance, vous vous en doutez.
    Bien sûr nous partagerons le pactole.



    2010-02-27Note : 1/5
    underinteresting
    ça commence sur les chapeaux de roue...et les roues crèvent, les unes après les autres et cela fait pschiiittt! : c'est d'un ennui mortel proportionnel au nombre de cadavres qui jonchent le récit. On espère page après page, jour après jour que cela va devenir intéressant. On lutte et on finit par s'endormir. Finalement, on peut faire une lecture accélérée, car la construction de casinos en république Dominicaine par des esclaves Haïtiens, financés par la Mafia, sous la supervision de Richard Nixon ( on nous l'avait laissé penser) n'apporte pas grand chose. Les castristes communistes, extrêmistes de droite, black panthers et autres groupes afro américains s'affrontent et sont manipulés, infiltrés, mais la mayonnaise ne prend pas. S'il s'agit de nous faire comprendre que l' Amérique est décadente et sans âme, ce n'est pas le seul endroit du monde ou les luttes intestines donnent de la merde. C'est décousu et cela part dans tous les coins. Bref un livre lourd et long à lire et qui ne méritait pas la publicité qui en a été faite. A déconseiller aux amateurs de littérature, d'histoires, de polar....il y a bien mieux pour moins cher.

    2010-02-27Note : 4/5
    Un nouveau Ellroy qui tient la route
    Ellroy nous ressort ces hommes rongés par la culpabilité, obsédés par des (en)quêtes impossibles, mais fait nouveau les femmes ne sont plus seulement forcément fatales et victimes, mais aussi dotées de psychologie.

    Le style est toujours aussi nerveux, mais moins frénétique. Ellroy excelle à diffracter sur tous ses personnages les éléments d'enquête recueillis , et à leur faire mener à tous double, voire triple jeu.

    Dégout d'une certain pouvoir qui espionnait tout un chacun, trafiquait avec la Mafia,assassinait sans remord.

    C'est presque un Ellroy de gauche. Un bouquin qui finalement commence là où finit "Un pays à l'aube" de Dennis Lehane. La lecture des deux, ainsi que de "La compagnie" de Littell, et de l'excellent "La malédiction d' Edgar" de Marc Dugain fera de vous un fin connaisseur de la politique américaine, même si tout cela n'est pas à prendre au premier degré.

    Tout ça est malgré tout bien délirant, et l'apparition d' Haïti dans un roman d' Ellroy est une bonne surprise.

    Je le conseille à ceux qui ont lu et aimé les précédents.




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