AccueilActualitésCoups de coeurExtraitsVidéosForumsSites internetAuteursEditeurs
Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Revue de presse
Echo des blogs
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forums
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:

Coup de coeur

Joe Speedboot
Tommy Wieringa
Actes Sud

Nouvelles parutions

Observer l'Univers
Danielle Alloin
Pommier

Espace membres
Pseudo:
Mot de passe:


S'inscrire


  Fiche livre


La chambre aux échos
De Richard Powers
Editeur : Le Cherche midi
Parution le : 1 Avril 2008

Après l'immense succès public et critique rencontré par Le Temps ou nous chantions (n° 2 sur la liste Lire des vingt meilleurs livres de l'année 2006), le nouveau roman de Richard Powers, récompensé par le National Book Award. Un fascinant voyage au coeur de l'esprit humain. Par une nuit d'hiver sur une petite route du Nebraska, Mark Schluter, vingt-sept ans, est victime d'un grave accident de voiture. Sa soeur aînée, Karin, revient dans sa ville natale pour être à son chevet. Mais lorsque Mark sort du coma, il semble ne plus la reconnaître. Karin fait alors appel à Gérald Weber, un célèbre neurologue, spécialiste des troubles singuliers du cerveau. Celui-ci identifie le mal dont souffre Mark : le syndrome de Capgras. Le jeune homme reconnaît sa soeur mais n'ayant plus accès aux émotions qu'il éprouve pour elle, il est persuadé que quelqu'un a engagé un sosie, une jeune femme qui parle et agit comme sa soeur. En approfondissant l'étrange fonctionnement du cerveau de Mark, toutes les certitudes et le sens de l'identité de Weber, qui traverse une grave crise personnelle, vont peu à peu vaciller. À son tour, il va s'interroger sur ses croyances, les nécessaires illusions qui nous font vivre. Alors que Weber remet toute son existence en question, Mark essaye de reconstituer peu à peu ce qui s'est passé la fameuse nuit de son inexplicable accident, et d'identifier le témoin anonyme qui lui a sauvé la vie avant de disparaître en laissant une étrange note. Ce qu'il va découvrir changera à jamais sa vie, celle de sa soeur et celle de Weber. Avec La Chambre aux échos, Richard Powers réussit le tour de force de nous donner un roman qui aborde la question de l'identité et de la condition humaine, sans jamais se départir d'un remarquable sens du récit et de l'intrigue. On peut aussi y lire, en creux, un éloge des fictions que fabrique en permanence notre esprit pour emprisonner une réalité, par nature insaisissable, ainsi qu'une métaphore géniale de l'Amérique qui, depuis le traumatisme du 11 Septembre 2001, semble également avoir perdu tous ses repères.


Commentaires Amazon

2008-06-27Note : 3/5
Votre vie est terne? Réjouissez-vous, il y a pire encore...
J'entends le plus grand bien de cet écrivain et tant mieux pour certains lecteurs si ses ouvrages leur procurent tellement de plaisir. Mais le fait est que, sur ce livre (le seul de Richard Powers que j'ai lu jusqu'à présent), je ne partage pas du tout cet enthousiasme.
Le livre, à l'instar de son personnage central (Mark Schluter), a le rythme d'une lente et longue convalescence. J'ai été en attente d'un évènement significatif pendant presque tout le roman.
Quelle est l'ambition de ce roman? Il traite de nombreux et intéressants sujets dont le cerveau, l'identité, l'environnement, etc., mais ça passe vraiment, vraiment mal.

C'est un récit plutôt érudit en matière de neurologie. C'est certes passionnant, mais peut-on bâtir, en partie, un roman en énumérant une multitude de cas prélevés dans la littérature médicale? Pour améliorer mes connaissances en neurosciences ou en psychiatrie, je me tournerai plutôt vers une revue scientifique.

Contrairement à ce que je craignais, les passages sur les grues et leurs migrations nord/sud en passant par le Nebraska, ne sont pas ennuyeux et envahissants, bien au contraire.
Par contre, je n'ai pas trouvé les personnages principaux particulièrement intéressants (Karin Schluter, Gerald Weber, Barbara Gillespie), mis à part Mark Schluter, qui est en reconstruction après son accident, et les grues!!!
En fait, les personnages sont ennuyeux. Ils n'ont pas une once d'humour et ont la libido proche de zéro. Ils sont dans le désarroi, ou au mieux, assez tristes.
L'intrigue autour des circonstances de l'accident et des responsabilités se dénoue à pas d'escargot.
Ça n'est pas franchement un "mauvais livre", mais à la question de savoir si je le conseillerais un ami, je réponds sans hésitation par la négative.

Quelques remarques supplémentaires:
- Le titre original (The Echo Maker) qui fait référence au début de la troisième partie du livre, et où il est effectivement fait mention de "faiseurs d'échos", est mal traduit. Je ne vois pas à quoi se rapporte le titre choisi pour l'édition française.
- Les courtes et vraiment anecdotiques remarques sur l'usage d'Amazon concernent davantage les écrivains que les lecteurs.
- Par ailleurs, j'ai relevé un hiatus un peu dérangeant: Le propriétaire de "certains pneus" n'est pas le propriétaire du véhicule sur lequel sont montés ces pneus ... (voilà, je n'en dis pas trop, vous comprendrez).

Dans mon cas, ce livre a surtout fait résonner ma "chambre" à coucher, des "échos" de mes ronflements.
Je ne veux pas jouer les rabat-joie, mais en entamant cette lecture, et pour ne pas être déçu, n'attendez pas autre chose qu'un récit intimiste. Alors seulement dans ce cadre, vous pourrez juger de la qualité du style et de la prose de Richard Powers. Pour ma part, je préfère "tenter" de lire un autre ouvrage de cet auteur avant de me prononcer sur lui.


2008-06-25Note : 5/5
Les mystères de la psyché (légèrement) dévoilés : fascinant !
Fascinant, mais aussi fabuleux, passionnant ; remarquablement écrit, mais aussi remarquablement traduit. Je n'imagine pas que l'ouvrage puisse être mieux écrit dans sa langue originale qu'en français tant la qualité de la traduction est immense. Elle contribue au plaisir de la lecture à n'en pas douter.
Personne jamais ne saurait venir à bout du mystère de la psyché humaine, mais Richard Powers soulève un peu le voile, et ce qu'il révèle est extraordinaire. Tous nous sommes concernés, grandement concernés.
Pour autant, l'ouvrage est dense et requiert une certaine attention-concentration : c'est un plaisir qui se mérite. Il faut, je pense, s'intéresser à la nature humaine pour y trouver tout l'intérêt, toute la qualité du sujet et pouvoir en apprécier et le fond et la forme.
Le genre de livre qui modifie les horizons une fois lu, et qui doit apporter à chaque relecture un supplément de plaisir et de connaissance.
Un très très grand et beau moment de lecture, qui aura des répercussions bien après la dernière page tournée.

2008-06-09Note : 2/5
Quel ennui !
Il est difficile de dire du mal d'un livre qui a autant de succès. Et pourtant, il a distillé chez moi un ennui sans faille. En sautant quelques pages, j'en suis quand même venu à bout ... Un vrai roman de gare, mais pas genre TGV, plutôt voie étroite. Une longue diarrhée verbale prétentieuse. Pour moi, à oublier avant d'avoir lu !

2008-06-08Note : 5/5
Un livre prodigieux !
Vu la longueur et la qualité de ce grand livre, essayons de faire court. Powers réussit à faire un thriller clinico-domestique avec les neurosciences. Il y a une langue Powers excellemment rendue par le traducteur (on ne leur rend pas assez hommage), il y a une puissance Powers (mmh ! facile), il y a une éthique du roman et une vision du monde informée qui le situe comme le plus grand romancier américain vivant, ex-aequo avec Don de Lillo et à dix coudées au-dessus du sur-estimé (depuis quelques livres) Philip Roth. L'incarnation des idées, l'intégration des savoirs à l'intérieur de structures narratives très souples rendent le travail de Powers fascinant. Le personnage de Weber semble agir ici comme un double de l'auteur. Est-il un imposteur parce qu'il a réussi à vulgariser les neurosciences (à l'instar de Boris Cyrulnick) ? Powers est-il un écrivain plus facile parce qu'il a sacrifié la construction vertigineuse de ses derniers romans à une plus grande lisibilité ? Je préfère me taire. Lisez ce livre. C'est un cadeau pour l'intelligence. Depuis que le roman a délaissé les idées pour le storytelling formaté, il faut un écrivain comme lui pour rappeler qu'il n'y a pas de narration inventive sans une grande écriture pour la porter.
PS : les quelques remarques lapidaires sur les commentateurs Amazon et la démocratisation de la critique littéraire sont irrésistibles. Elles valent à elles seules l'achat du livre. !

2008-05-05Note : 5/5
Son sourire courageux méritait toutes les assistances
Nebraska, 2002, un accident de voiture, la nuit. Mark se retrouve aux urgences, encore conscient pour quelques temps. Sa soeur, Karin, arrive ventre à terre, il la reconnait, tente de lui parler, mais tombe dans le coma. Lorsqu'il en sort finalement, c'est atteint du syndrome de Capgras : il est incapable de reconnaître les gens qui lui sont affectivement proches. Son cerveau établit des explications insensées à ce qu'il prend pour des substitutions, des copies. Il vit dans un délire paranoïaque insupportable pour tout le monde, à commencer par lui-même. Karin bouleverse sa vie pour rester à ses côtés, elle qui s'était enfuie loin de son bled natal, et demande l'aide d'un très médiatique neurocogniticien, Gerald Weber. Contre toute attente, il accepte de venir rencontrer Mark, alléché par ce Capgras consécutif à un traumatisme, alors qu'on le croyait d'origine psychiatrique. Chronique d'un peu plus d'une année, à la recherche de ce qui s'est vraiment passé la nuit de l'accident, en quête aussi et surtout d'une façon acceptable de vivre, de continuer sa route, pour tout le monde...

Ce roman est multiple et déconcertant à plus d'un titre : on peut le voir comme un thriller scientifique (et de bonne facture : je suis tombée des nues à l'épilogue !), une ode à la nature et aux grues particulièrement, un écheveau de liens familiaux, la dissection d'un couple de longue date, une étude sociologique des petits bleds américains, l'exposition des secousses du 11 Septembre (à la façon d'un battement d'aile de papillon), et la liste n'est pas exhaustive.

"Qu'est-ce que tu voudras faire quand tu seras grand ?" avait-elle demandé un jour par mégarde. Sur les traits de Mark se lisait l'excitation : "Hypnotiseur de poulets." C'est difficile de discerner le gamin qui attirait tous les animaux dans cet être perturbé et colérique qu'on accompagne pendant des pages et des pages. Pourtant il affleure en permanence, et ce n'est pas le moins attachant des personnages. D'ailleurs, c'est simple, on les aime tous, ils sont fascinants.

J'ai trouvé la plume de Richard Powers absolument enchanteresse, la traduction la sert à merveille. Par exemple, ses descriptions de personnages sont uniques :

"Il descendit dans le hall où l'attendait la seule proche parente de la victime. La petite trentaine, pantalon de coton havane et chemisier rose : la tenue passe-muraille, comme l'appelait Sylvie. Le costume sombre de Weber - son habituelle livrée de voyageur - épouvanta la jeune femme qui lui lança un regard d'excuse avant même de lui avoir dit bonjour. Ses cheveux très lisses, couleur cuivre (son seul trait distinctif), lui arrivaient au milieu du dos. Cette cascade spectaculaire éclipsait un visage, qu'avec un brin d'indulgence on aurait pu dire reposé. Sans apprêt et de belle constitution, cette jeune femme du Midwest s'engageait déjà sur le chemin de la solennité. Robuste, elle avait peut-être couru le cent dix mètres haies avec son équipe universitaire. Quand Weber posa les yeux sur elle, elle remit de l'ordre dans sa tenue, inconsciemment. Mais quand elle se leva et vint à sa rencontre; main tendue, le sourire courageux qu'elle lui adressa du coin de la bouche méritait toutes les assistances."

Le personnage de Weber, dans son entier, m'a troublée et subjuguée. Lui qui détient une telle connaissance, qui dit oeuvrer au moment précis où l'espèce humaine fait enfin ses premiers pas vers la solution fondamentale de l'existence consciente : comment le cerveau édifie-t-il l'esprit, et comment l'esprit édifie tout le reste ? Existe-t-il un libre arbitre ? En quoi le moi consiste, et où résident les corrélats neurologiques de la conscience ? "retombe" à un niveau beaucoup plus primitif, en quelque sorte, se perd un peu, se noie, c'est, encore une fois, touchant. J'ai aimé son avis sur la psychopharmacologie : "ça passe ou ça casse. Difficile à doser, des effets secondaires en pagaille, simple masque posé sur le symptôme et, une fois commencé le traitement, pas facile de diminuer les prises".

J'ai aimé les petits exemples de cas disséminés ici ou là : " Quelques années plus tôt, à Parme, l'équipe de Giacomo Rizzolatti avait effectué des tests sur les motoneurones dans le cortex prémoteur d'un macaque. Chaque fois que le singe bougeait le bras, ces neurones étaient stimulés. Puis un jour, entre deux mesures, les motoneurones du primate reliés aux muscles de son bras se mirent à s'emballer, alors même que l'animal restait parfaitement immobile. Après plusieurs expériences, on parvint à cette conclusion ahurissante : les motoneurones du macaque entraient en action dès que l'une des personnes présentes dans le laboratoire remuait le bras. Les neurones qui servaient à déclencher ce même mouvement s'activaient du seul fait que le singe voyait un autre être vivant exécuter ce geste, et , par sympathie, ils levaient un bras imaginaire dans un espace symbolique.
Une partie du cerveau dédiée à des fonctions motrices se trouvait cannibalisée, mise au service de représentations imaginaires. Au moins la science avait-elle établi les bases neurologiques de l'empathie : une cartographie à l'intérieur du cerveau pour cartographier d'autres cerveaux cartographes." Et c'est quand ses propres neurones singeurs cessent de réagir aux gestes de sa femme qu'il réalise que quelque chose a changé...

Il y a encore plusieurs choses que je pourrais évoquer, que j'ai notées au passage (tel son avis sur les commentateurs amazon, ouach), et je pourrais aussi aligner les adjectifs élogieux pour tenter de rendre compte de l'indicible bonheur de lecture qu'on éprouve entre les pages de Richard Powers, mais finalement; vraiment, sincèrement, je vous invite à lire ce roman qui compte parmi ceux qui resteront pour les générations futures, j'en suis persuadée.



Donnez votre avis


Votre avis:
Signature ou pseudo:

Acheter ce livre

Acheter en ligneAcheter chez votre libraire
Amazon
Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous
Votre code postal:

© Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact |