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Fiche livre | |  |
 | La conspiration des ténèbresDe Theodore Roszak
Editeur : Le Cherche Midi Parution le : 11 Novembre 2009 ISBN : 978-2-7491-1580-1 EAN13 : 9782749115801
Dans la perspective d'une adaptation au cinéma de ce chef-d'oeuvre culte, l'auteur livre ici une version enrichie de "scènes coupées au montage" du livre. |
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Commentaires Amazon| 2009-12-12 | Note : 4/5 | Subliminal Roszack est un auteur terriblement prolifique, trop parfois et il se perd dans des développements à n'en plus finir qui finissent par lasser. On aimerait souvent s'épargner du vu et revu même s'il faut reconnaître son suprême génie de savoir revenir sur le même sujet de façon toujours différente. En dépit de cette réserve il reste un maître dans la capacité de mélanger la réalité et la fiction, mais aussi dans l'art d'instiller dans son récit des informations quasi subliminales qui peu à peu révèlent un sens que nous avions d'abord ignoré.
Dans son livre si le cinéma est le décor à son intrigue, et les cathares n'en sont pas pour autant le prétexte. En fait ce dont il est question ici est le gnosticisme, ce courant de pensée présent dans le mazdéisme et qui va tenter de s'emparer du christianisme pour en faire sa chose.
Le fond de la croyance gnostique repose sur un conflit entre le Dieu non manifesté Barbélo aussi appelé Sophia et le démiurge qui a lamentablement foiré une création à laquelle notre nature matérielle appartient. Selon les gnostiques, seule la destruction de la matière peu amener l'homme à se libérer pour retourner à sa nature divine qu'il n'aurait jamais dû quitter. Cette conception s'est violemment heurtée au christianisme naissant et d'ailleurs ce christianisme s'est autant construit en développant sa doctrine qu'en contrant le gnosticisme qui introduisait la compétition entre deux divinités et donc le polythéisme. Durant les quatre premiers siècles de notre ère sont apparus une multitude de courants gnostiques comme les Marcionites (d'où sans doute le repère de frère Marcion dans le livre) mais aussi les Carpocratiens, les Phibionites les Cérinthiens etc... Ils développaient tous des cosmogonies similaires et un grand nombre argumentait pour que toutes sortes d'abus sexuels soient pratiquées comme la masturbation ou la sodomie sacrée afin que l'humain ne se reproduise plus et n'offre plus de demeure à sa part divine.
Les gnostiques ont donc été des hérétiques selon la terminologie chrétienne, autrement dit selon les vainqueurs de la confrontation. En héritage pervers de ce succès le christianisme sera obligé de trouver une justification à la présence récurrente du mal et finira par adopter le bouc émissaire de service, le diable et toute sa cohorte, préférant un ange déchu à un dieu concurrent. Le catharisme en temps que tel n'existait pas à cette époque, si ce n'est que les gnostiques s'estimaient cathares (purs). Le seul mouvement gnostique qui à donné lieu un temps à une religion fut le manichéisme avec la fuite de Mani chez le roi sassanide Shapur Ier. Le catharisme lui à bien entendu repris les thèses du gnosticisme après qu'elles aient transité par la Bulgarie et les Bogomiles. Quant aux Phibriotes cités Roszak je n'en ai jamais entendu parler et je crois qu'il s'agit certainement des Phibionites.
Il serait trop long de s'étendre sur ce sujet aussi je vous conseille le site non commercial « avatarpage.net » et sa page « hérésie gnostiques » qui répertorie plus de 75 sectes du début du christianisme. Vous pourrez aussi consulter la page « Apocryphes » qui donne une bonne idée de la doctrine gnostique et quelques explications sur les termes d'hypostase et d'Archonte, et vous pouvez aussi lire le magnifique ouvrage de Bart Ehrman « Les christianisme disparus qui retrace la lute pour l'établissement des textes canoniques chrétiens et parle largement des gnostiques. Pour en revenir à Roszak en dépit des longueurs exaspérantes c'est encore un roman titanesque qui nous laisse pantois face à l'extraordinaire imaginaire de l'auteur qui se joue de notre patiente mais finit par nous convaincre même s'il flirte avec les clichés les plus à la mode sans jamais s'y précipiter. Bravo !!! Au fait j'allais oublier, le titre est nul !
| | 2009-11-22 | Note : 3/5 | lourd un peu décevant. très long et assez "tarabiscoté". un livre marquant néanmoins. je l'ai lu il y a plusieurs années et m'en souviens encore. j'attends le film avec impatience (excellent réalisateur).
| | 2009-08-02 | Note : 5/5 | magnifique! J'ai lu qu'un lecteur critique comparait ce livre à "Da vinci code"!!!je suis désolé,mais,soit il ne sait pas lire,soit nous n'avons pas lu le même livre.Justement,la conspiration des ténébres n'utilise pas d'énormes ficelles plus ou moins lourdes et "coup de théatre"surfait.Ce livre se mérite.Cependant,je suis d'accord sur la niaiserie du titre qui ne correspond pas du tout à l'érudition qui se trouve à l'intérieur de cette oeuvre. Je le conseille vraiment...Mais bon,vu le nombre de critique négative!...Tout les gouts sont etc...etc
| | 2008-09-28 | Note : 1/5 | A ne pas mettre entre toutes les mains.... A ne pas mettre entre toutes les mains....
....Au risque de voir se raviver des déviances fascistes .
Tout historien possède sa part d'affabulation et dans le cas présent celle-ci trouve un terreau fertile et bourré d'engrais malsain .
Inventer une fiction au travers d'un filtre pseudo historique c'est audacieux tout autant que prétentieux . Exploiter une partie sulfureuse de l'histoire occitane sous forme de roman et mettre en scène un complot source de tout le mal qui ronge l'humanité, attention aux dégâts !
N'oublions pas que l'histoire Cathare n'existe que sous la plume de ses bourreaux au travers des registres de l'inquisition !
Et que la mémoire Cathare mérite le plus haut respect pour avoir été les victimes d'un holocauste initié par l'église catholique !!!!!!!!
Là où ça devient malsain c'est dans cette volonté de flou voulu par l'auteur entre le réel et la fiction . Qui parle vraiment, le romancier ou l'historien ?
Après le Da Vinci code et l'Opus Deï on nous sert La conspiration des ténèbres et l'Oculus Deï..... Pourquoi ne pas profiter de la tendance commerciale.......? Quelle aubaine !
Ceci dit, inventer l'Oculus Deï et le substituer à l'Opus Deï, secte d'intégrisme catholique qui agit insidieusement dans les milieux de pouvoir avec le saint aval du Vatican
c'est déjà faire preuve de parti pris en renversant la vapeur .
La pseudo objectivité de l'auteur qui "semble laisser le questionnement ouvert" sur l'histoire Cathare met mal à l'aise .
L'homme a-t-il vraiment besoin d'un idéal religieux pour s'auto-détruire ?
L'actualité contemporaine nous renseigne ouvertement sur la question....
Pourquoi Diable, aller chercher les Cathares et leur faire vivre une vengeance intemporelle qui n'existe que dans l'esprit de ses opposants ?
L'extermination totale n'aurait-elle pas eu lieu ? Le feu des bûchers aurait-il défailli ?
L'amertume du vainqueur qui tremble 700 ans après par peur des représailles.....
Oh, quelle belle réincarnation que voilà.....
En conclusion, un pavé de 800 pages dont 500 dans les bas-fonds cinématographiques à réaliser ce que sont les messages subliminaux et 300 seulement sur le sujet principal qu'est le complot sous forme de scoop universel !
Alléluiah !
| | 2008-09-19 | Note : 4/5 | Un mauvais titre peut cacher un bon roman Un jeune universitaire américain redécouvre un cinéaste oublié d'avant-guerre et met à jour des procédés subliminaux permettant à une société secrète venant du fond des âges de propager sa doctrine religieuse et apocalyptique. Le titre (bien que "La conspiration des ténèbres" ne corresponde pas au titre original "Flicker" qui désigne le scintillement du cinématographe) étant des plus tartes de l'histoire du thriller, on s'attend donc au classique récit tarte à la crème qui vous fait vibrer en moins de deux les grosses cordes paranoïdes du complot mondial orchestré par une secte ésotérique. Passé ce moment légitime de méfiance, on se rend compte que l'enquête menée par Johnathan Gates (comme Portes - celles de l'enfer - en Anglais, encore une colossale finesse littéraire?) est en fait le prétexte à une réflexion sur le pouvoir de l'image, la vérité, le primat du libre-arbitre ainsi qu'un bel exposé sur l'histoire du cinéma. Et ici, il ne s'agit pas d'un vernis d'érudition, cache-misère d'un scénario poussif, cousu de gros fil blanc documenté. Théodore Roszak sait écrire, très bien écrire: des personnages bien campés, une ironie discrète mais suffisamment efficace pour étriller la critique française type "Cahiers du cinéma", une description convaincante des salles d'art et d'essai et un final assez original pour le genre font de la conspiration des ténèbres un très bon roman.
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