 Cliquez pour agrandir | J'ai mal à mon écoleTestament d'un inspecteur de l'Education nationale De Jean-Marc Louis
Editeur : Presses de la Renaissance Parution le : 26 Août 2010 ISBN : 978-2-7509-0624-5 EAN13 : 9782750906245
L'Ecole est en souffrance. Souffrance des professeurs, mais aussi des élèves. C'est cette situation qui a poussé l'auteur à décrire son testament d'inspecteur de l'Education nationale. Absentéisme des enseignants et des élèves, troubles de santé, violence, difficultés scolaires sont les symptômes parmi d'autres de cette souffrance. Dans cet ouvrage, J-M Louis met en cause la transformation progressive de ce qui était une institution porteuse de valeurs en un système de plus en plus déshumanisé. Il explique que la finalité de l'Ecole n'est plus la réussite des élèves mais sa propre performance. Indicateurs, statistiques, évaluations, tableaux de bord... sont devenus les mots-clés d'une gestion qui s'apparente à celle de l'entreprise. Cette évolution, qui se soucie peu de la pédagogie et de la qualité de l'enseignement, a plusieurs causes : la mainmise du politique qui se sert de l'Ecole à des fins économiques et idéologiques ; l'intellectualisme et le dogmatisme de ceux qui rénovent et gèrent l'École ; enfin, la passivité du monde enseignant qui se replie sur lui-même, ignorant la réalité de sa force et de son pouvoir. Pour J-M Louis, aucune réforme n'apportera de réponse pertinente et durable au « mal-être » de l'Ecole si elle n'intègre pas la dimension humaine de ceux qui la font : ses personnels et bien sûr les élèves. C'est pourquoi, dans une dernière partie, il propose des pistes pour progresser dans cette voie. | [Enseignement]
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Commentaires Amazon| 2010-11-07 | Note : 4/5 | " Les protégés de la banalité et de la trivialité de l'existence" Je suis professeur des écoles et cet ouvrage correspond ,dans l'ensemble, à ce que je pense de l'Education nationale aujourd'hui. 27 années d'enseignement et " mal à mon école " surtout depuis deux ans. Page 17O: J.M.Louis écrit:" Je pense à la scolarisation des élèves handicapés,à celles des élèves intellectuellement précoces qui ont été portées par une loi,et qui,au-delà des statistiques,ne sont pas une sinécure pour les familles..." S'ensuit une certaine critique négative du travail des " acteurs locaux "...
Pas une sinécure ? Méconnaissance du terrain actuel, en ce qui concerne la gestion du handicap, de la part de Monsieur l'Inspecteur. Ce qu'actuellement l'on fait subir aux enseignants et surtout aux élèves est inacceptable. Sous couvert de la Loi de 2005, on place des personnes qui se trouvent, hélas au chômage, dans les écoles . Ils s'appellent A.V.S (Aide à la Vie Scolaire), sont mal payés et ont pour mission de prendre en charge des enfants lourdement handicapés. Ce personnel " débarque" dans les écoles sans aucune formation ou alors une formation que l'on devrait plutôt intituler: " stage d'information" : 9h l'année dernière pour certains d'entre eux et "cours" qui consistait à expliquer comment comprendre l'espèce "prof" et lui faciliter la tâche durant la semaine.
Donc, nous, profs, devons désormais "gérer" ce personnel, en plus de notre travail de classe.
Cette année, j'ai un C.P. et... deux A.V.S. Vous n'imaginez pas combien est difficile la tâche qui consiste à gérer des adultes 6 heures durant. Ce n'était pas mon métier et, avec mes collègues, je crie "J'ai mal à mon école!"
Monsieur l'Inspecteur, aujourd'hui à la retraite, devrait lire à ce sujet le dernier: " Fenêtre sur
cours ",numéro 346,page 82.
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