 Cliquez pour agrandir | L'aimable Julie, monsieur Charlot et consortsDe Albert Vidalie
Editeur : Le Dilettante Parution le : 13 Octobre 2010 ISBN : 978-2-8426-3641-8 EAN13 : 9782842636418
Sélection Rue des Livres
« C'était le quatrième décembre. La neige poudreuse des hivers continentaux estompait nos silhouettes. Nul d'entre nous ne savait si demain serait un jour. Nous pouvions l'espérer, sans plus.
Nous avions fini par nous accoutumer de ces hivers très rudes qui commençaient en octobre pour finir en mai. Nous avions connu le temps où une pomme de terre volée valait une fortune. Nous avions fait des festins de moineaux piégés, de frites cuites dans des huiles verdâtres destinées à lubrifier Dieu sait quels moteurs. Bref ! nous étions des hommes pleins de sagesse et de connaissances, et nous regardions vers l'an neuf.»
Albert Vidalie publie une dizaine de livres du début des années 1950 à la fin des années 1960, en pleine vogue du Nouveau Roman. Il est temps de redécouvrir cet écrivain-conteur, plus proche de Blondin, Fallet et Giraud que de Robbe-Grillet, grâce à ce recueil de nouvelles inédites qui dévoile les multiples facettes de son talent. | Littérature française [Nouvelles]
Prix conseillé : 17,25 € - Prix : 16,39 € |
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La presse en parleLe Dilettante poursuit sa résurrection d'une certaine littérature française vintage de l'après-guerre. Celle des "trente glorieuses", de Carné et Prévert (encore un copain de Vidalie), qui se passe au zinc des bistrots, brèves de comptoir avant l'heure, celle qui sent la gauloise et aussi la mélancolie (…) Des nouvelles réalistes, si l'on veut, vignettes d'Epinal d'un monde disparu (…) L'autre veine de Vidalie, c'est l'imagination (…) A soi seul, ce petit chef d'oeuvre justifie l'entreprise, et vaut à l'auteur notre admiration. Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo | | | Le Dilettante poursuit sa résurrection d'une certaine littérature française vintage de l'après-guerre. Celle des "trente glorieuses", de Carné et Prévert (encore un copain de Vidalie), qui se passe au zinc des bistrots, brèves de comptoir avant l'heure, celle qui sent la gauloise et aussi la mélancolie (…) Des nouvelles réalistes, si l'on veut, vignettes d'Epinal d'un monde disparu (…) L'autre veine de Vidalie, c'est l'imagination (…) A soi seul, ce petit chef d'oeuvre justifie l'entreprise, et vaut à l'auteur notre admiration. Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo | | | Trois décennies l'an prochain que Vidalie s'est fait la malle, comme ça, dans son sommeil, le cœur au terminus à cinquante-huit ans. Ses copains écrivains ne s'en sont guère remis, qui ont depuis, eux aussi, cassé leur plume, les Blondin, les Fallet (…) C'est peut-être un cœur défaillant qui a pressé un Vidalie tout comme un Vian à devenir, dans l'urgence à vivre, polyvalents, ambidextres, touche-à-tout. Pour conclure son recueil, le Dilettante nous fait le riche cadeau d'un inédit "La frontière": un formidable récit des années stalag. Vidalie y fait son Hyvernaud. Mais un Hyvernaud de bonne humeur qui n'aurait pas perdu l'espoir". Gérard Pussey, Service Littéraire | | | C'est un écrivain né qui se racontait tôt des histoires pour ne plus avoir peur du noir (…) Albert Vidalie a a laissé une œuvre nerveuse, ciselée, une œuvre de loup fiévreux assoiffé d'amour, de vin et d'amitié. Trente neuf ans après sa jeune mort, voici onze bouteilles jetées à la mer contre l'oubli, publiées autrefois dans la presse ou inédites, à boire à petites lampées comme un rhum vieux de contrebande. Antoine Michelland, Point de vue |
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