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Rosa Candida
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Rosa Candida

De Audur Ava Ólafsdóttir

Editeur : Zulma
Parution le : 19 Août 2010
ISBN : 978-2-8430-4521-9
EAN13 : 9782843045219
 Sélection Rue des Livres
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Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

D’un réalisme sans affèterie, tout l’art d’Audur Ava réside dans le décalage de son personnage, candide, cocasse et tendre. Cette insolite justesse psychologique, étrange comme le jour austral, s’épanouit dans un road movie dont notre héros sort plus ingénu que jamais, avec son angelot sur le dos.


Audur Ava Ólafsdóttir est née en 1958 à Reykjavík. Rosa candida, largement salué par la presse et la critique lors de sa parution en 2007 et deux fois primé, est traduit pour la première fois en français.


  • Traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson
  • Littérature étrangère

  • Prix conseillé : 20,00 € - Prix : 19,00 €

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    2010-10-28Note : 4/5
    Le voyage d'un jardinier
    Arnljótur, ou Lobbi un des surnoms que lui donne son père, est un jeune homme passionné de botanique qui va quitter son île natale, l'Islande, pour partir tenter de ramener à la vie la roseraie d'un monastère dont on ne saura jamais où il se situe. À 21 ans, il quitte un père octogénaire, un frère jumeau autiste et une petite fille de 8 mois née d'une rencontre d'à peine une nuit avec une jeune femme. Dans ses bagages il emporte quelques plans de roses "Rosa candida" et le souvenir de sa mère, tuée quelques mois plus tôt dans un accident de voiture, une mère adorée qui lui a transmis l'amour des plantes et des jardins.
    Le roman est peuplé de personnages attachants et étonnants comme ce moine cinéphile au penchant certain pour la dive bouteille qui puise toutes ses réponses dans sa très riche vidéothèque. Le récit est rythmé par les coups de fils au papa, qui l'appelle toujours "Mon petit Lobbi" , avec ces échanges autour de la cuisine, ou le père demande conseil au fils sur les recettes de la mère, façon détournée d'évoquer leur amour pour cette femme. Et Lobbi va poursuivre ce dialogue en se découvrant cuisinier pour le bonheur des hôtes qui viendront jusqu'à lui.
    De son île natale au jardin monial il passera en douceur de l'adolescence à l'âge d'homme et de père. L'histoire est racontée avec tendresse mais aussi beaucoup d'humour de poésie et une pointe d'onirisme.
    Un brin naïf et loin des schémas virils, Lobbi nous charme et on a plaisir à savourer ce joli conte touchant et plein d'humanité.

    2010-10-25Note : 5/5
    Symphonie pastorale en Scandinavie.
    Voici l'histoire d'un jeune islandais de 22 ans, quittant son pays de lave et de froid, son vieux père et son frère pour aller planter des plants de rosiers « rosa candida », à huit pétales, dans un lieu où elles seront préservées.
    Ces plants de roses, il les tient de sa mère, morte dans un accident de voiture, mère omniprésente dans les propos du père handicapé notoire de la casserole et de la recette de cuisine(« ta mère aurait dit cela, ta mère aurait fait cela, etc..).
    Depuis une ancienne camarade de classe myope, des infirmières « aux yeux marron », une fille d'aubergiste starlette, une cuisinière d'auberge, frère Thomas, le moine cinéphile, les personnages rencontrés dans ses pérégrinations sont tous baroques.
    La structure du roman est géniale : tout est dit et annoncé plus que suggéré dès le début, mais à la manière d'une Schéhérazade, ni exposé, ni dévoilé avant les pages qui suivent. Le naturalisme et la simplicité réaliste du propos déconcertent en même temps qu'ils fascinent. Des émotions oui, mais de bien réelles :le froid, la faim, la peur, la joie, la peine, l'incompréhension....toutes y passent. Le tragique est omniprésent, ce livre contient une des scènes les plus émouvantes qui soient évoquant avec une force et une pudeur immenses l'amour du fils pour sa mère, ainsi que la douleur de la mort. L'humour aussi, en contrepoint, relativisant tous ces évènements funestes.
    Ce livre est surtout une très belle histoire d'amour, entre le héros et cette jeune femme, généticienne, mère de sa fille, aimée « une demie nuit dans une serre » et de leur tentative de créer un foyer autour de Flora-Sol, enfant au visage de Jésus. La magie s'opère dans un monastère, autour d'un jardin de roses rares à l'abandon, ressuscité par le jeune héros qui y plante la fameuse rosa candida que sa mère lui avait demandé de préserver.
    Une lecture profonde sur la paternité, la maternité, l'amour, la vie ensemble, les joies et peines de l'existence. Un bien bel hommage à l'humanité !

    2010-10-18Note : 5/5
    Un livre plus beau que la vie
    Il y a une phrase du roman qui le décrit très bien : « Je ne regarde, de préférence, que les films qui sont plus grands que la vie » : cest un livre plus beau que la vie. On commence à lire et on se retrouve en état de grâce. Le contraire absolu des livres que lon souhaite vite finir, soit par ce que lon sennuie, soit parce quil y a un suspense. Là, nulle tension, chaque phrase se savoure ; les personnages ne sont pas moraux, ils sont surtout tendres, dépourvus de malveillance. On pourrait dire que cest un conte. Un délice, en tout cas.

    2010-10-09Note : 5/5
    que du bon
    je n'ai aucun reproche à faire à Amazon jusqu'à ce jour; j'ai toujours reçu mes commandes sans problèmes et rapidement et j'apprécie beaucoup la gratuité des frais de port.

    2010-09-02Note : 4/5
    Sans perdre les pétales
    Portrait rapide d'Arnjoltur, 22 ans : un garçon nonchalant et naïf, que les circonstances de la vie ont fait évoluer sans que le mûrissement soit complet. La finesse psychologique, c'est l'un des talents d'Audur Ava Olafsdottir, cette romancière que l'on découvre avec Rosa candida, un livre absolument délicieux qui conte comment, en passant du nord au sud de l'Europe, cet islandais candide d'Arnjoltur va devenir un homme, un amant, un père et un fils. Le livre, un temps road-movie, se fixe dans un pays indéterminé (la Grèce, la Macédoine, l'Albanie ?), plus précisément dans le jardin d'un monastère où notre héros va exercer son art, et apprendre bien des choses de la vie, notamment au contact d'un moine fou de cinéma et conseiller conjugal à l'occasion. C'est un roman où l'horticulture a une grande place, avec cette fameuse rose à 8 pétales, mais aussi la cuisine (ah, les conversations téléphoniques entre le père et le fils où l'évocation de recettes est une façon détournée de parler de la mère défunte et de se dire leur amour réciproque). Rosa candida est aussi, et surtout, une histoire d'amour à l'envers : on passe d'abord un 1/4 de nuit ensemble puis, bien plus tard, on se parle et on envisage, peut-être, une vie à deux (à trois puisqu'une adorable petite fille est née). Audur Ava Olafsdottir a écrit un roman drôlement délicat et délicatement drôle, qui ne perd jamais les pétales et ne lâche pas son héros d'une semelle. Celui-ci sort grandi du livre et le lecteur pareillement.

    2010-08-27Note : 5/5
    Superbe livre !!
    Ce Rosa Candida, est un superbe livre. Ce jeune homme qui part avec ses boutures refaire une roseraie, cette maman perdue toujours omniprésente, cette petite-fille qu'il n'a pas désiré.
    Tout cela fait un roman tendre et attachant.
    Je l'ai dévoré !!
    Si vous aimez les romans nordiques, foncez.............

    2010-08-21Note : 5/5
    "L'incarnation de ma négligence en matière de contraception me regardait en face."
    "Le corps, la mort et les roses, comme s'il me citait le titre d'un vieux roman de gare.", tels sont en effet les thèmes du premier roman d'Audur Ava Olafsdottir.Un très jeune homme, devenu père accidentellement, part à la fois pour remettre ses idées confuses en place et pour restaurer une roseraie renommée quasiment retournée en friche, au sein d'un monastère sur le continent. Commence alors un voyage initiatique où notre héros, candide et ne sachant comment se comporter avec les femmes, fera de nombreuses rencontres, y compris celles de la mort et de la résurrection. Sans le savoir également, il vivra les prémisses d'une histoire d'amour à rebours.
    Tout sort de l'ordinaire dans Rosa candida, mais tout s'inscrit néanmoins dans une normalité paisible .Le subtil décalage qui s'établit entre Arnljotur et le monde qui l'entoure fait surgir une poésie lumineuse qui crée une atmosphère à nulle autre pareille.
    L'absence de références géographiques précises, la roseraie est située "En un lieu où les courants des mers du sud caressent des rivages exotiques." laissent toute latitude à l'imagination du lecteur. Libre à lui aussi de compléter les références cinématographiques du moine féru de vidéo qui assiste le jeune homme dans sa prise de conscience , ou de se laisser séduire par toutes ces mentions de plantes qui scandent le roman, la nature jouant bien plus qu'un rôle de décor dans ce texte.
    Rien de solennel ou de pesant dans ce roman où l'humour trouve sa place: "La seule adversité que je rencontre dans la vie est la difficulté à remonter la fermeture Eclair de mon jean.", l'auteure se jouant des codes du récit initiatique et leur confèrant une nouvelle fraîcheur.
    Un roman chatoyant comme une bulle de savon mais qui reste longtemps en mémoire. Un gros coup de coeur ! A lire et relire pour encore mieux s'en imprégner. Et zou, sur l'étagère des indispensables !

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