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Zoo

Zoo

Auteur :

Editeur : P.O.L

" Pourquoi une truie ? " C'est une question qu'on m'a beaucoup posée depuis la publication de Truismes. le n'ai pas vraiment de réponse, sauf que " truie " est une insulte plus répandue que " kangourou ". Animaux pensifs, clones tristes ou joyeux, spectres à la recherche d'un corps, ou mères problématiques... Peut-être ces nouvelles, égrenées au fil des ans, formulent-elles à leur façon la question. Et comme dans les zoos, on se demanderait qui regarde qui. Farces et fables. Pause, détours. Histoires.

18,25 €
Vendeur : Amazon
Parution :
256 pages
ISBN : 978-2-8468-2134-6
Les avis

La presse en parle

Les obsessions d'une entomologiste du genre humain rassemblées dans un recueil de nouvelles.

Quinze nouvelles de Darrieussecq, écrites ses vingt dernières années, toujours pour des commandes ( de magazines, de musées, etc. ), choisies par Darrieussecq pour ce recueil bien nommé : Zoo. Mères problématiques, métamorphoses, animaux, clones humains, fantômes... Ces nouvelles brassent les obsessions de l'auteur en un bestiaire léger, où son regard d'entomologiste du genre humain s'épanouit avec une grâce comique, souvent plus désinvolte que dans les romans. Dès l'intro, qui se pose comme la réponse éventuelle à la question " Qu'est-ce qu'une truie ? ", elle livre sa définition du genre : " une nouvelle, ce n'est pas un petit roman. C'est une idée qui vient sur les bords d'un roman, pendant son écriture. Une idée que le roman ne développera pas, parce qu'elle est juste à côté de lui (...) " A découvrir, sa première nouvelle, " La Randonneuse " -avec laquelle elle gagne le prix du jeune écrivain en 1988-, un petit condensé d'angoisse où celle qui a peur, victime potentielle, se mue en meurtrière cynique. A relire, " Simulatrix ", l'excellente nouvelle écrite en 2003 pour Les Inrocks -enfin une écrivaine écrit vraiment sur la sexualité féminine, sans prose ni langue de bois. Et puis la nouveauté : " Juergen, gendre idéal ", écrite en 2006 pour le catalogue de l'expo Juergen Teller qui se tient depuis quelques jours à Paris, dans la tentative de chercher " un équivalent-mots de ( son ) travail plastique qui ne soit ni critique ni illustratif ". Où il sera bien sûr davantage question de chats, de mère, de mort, et de fantômes : en court comme en long, pour soi ou commandé par les autres, l'équivalent-mots que trouve Darrieussecq, comme tout vrai écrivain, c'est toujours celui de son univers esthétique personnel.

Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles

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