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Pereira prétend

Pereira prétend

Auteur(s) : Pierre-Henry Gomont,

Editeur : Editions Sarbacane

Lisbonne, Portugal, en pleine dictature salazariste, fin juillet 1938. Dans une ville enveloppée d'un « suaire de chaleur », un journaliste vieillissant, le doutor Pereira, veuf, obèse, cardiaque et tourmenté, rédige chaque jour depuis plus de trente ans la page culturelle du quotidien très conservateur, le Lisboa. Dans cette vie endormie, déboule un certain Francesco Monteiro Rossi... et, de façon tout à fait inattendue, Periera l'engage. Mais le jeune pigiste, au lieu d'écrire les sages nécrologies que Pereira lui a commandées, lui remet des éloges aussi sulfureux qu'impubliables de Lorca et autres Maïakovski, ennemis avérés du régime fasciste.

Et là encore, au lieu de congédier ce dangereux collaborateur, le doutor Pereira le garde, se prend peu à peu d'amitié pour lui, puis pour sa mystérieuse et belle compagne, qui se révèle être une fervente combattante révolutionnaire, au service des républicains espagnols. Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d'un homme confronté à la dictature. Ou quand un homme décide de se battre la plume au poing !

24,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
160 pages
ISBN : 978-2-8486-5914-5
Les avis

La presse en parle

BD. La métamorphose de Pereira

Tout fonctionne à merveille dans cette adaptation de Pereira prétend (Christian Bourgois, 1995), roman d’Antonio Tabucchi (1943-2012) : la narration parfaitement fluide, l’enchaînement des situations et des dialogues, l’atmosphère recréée du Lisbonne d’avant-guerre… Pierre-Henry Gomont a su éviter les pièges inhérents à l’adaptation d’œuvres littéraires en BD – le principal étant de ne pouvoir se libérer du texte original – pour faire sien ce récit existentiel ayant pour cadre le Portugal de Salazar. Son personnage principal, le doutor Pereira, est un journaliste culturel torturé par sa propre apathie face à la dictature. Tout bascule quand il décide d’embaucher un étudiant pour rédiger des nécrologies d’écrivains. Proche des milieux antifascistes, celui-ci va alors stimuler sa prise de conscience politique… C’est cette métamorphose intime à laquelle le dessinateur donne chair en truffant d’inventions graphiques une palette de couleurs écrasée de chaleur et de nostalgie.

Frédéric Potet, Le Monde des livres

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