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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Petits crimes contre les humanités Roman universitaire De Pierre Christin Editeur : Editions Métailié Parution le : 4 Mai 2006
Sélection Rue des Livres
Salles de cours fermées, sans clé, ou sans électricité, ou sans chaises, ou sans prof, ou sans étudiants, ou sans rien... Préfabriqués provisoires devenus définitifs, bibliothèques barricadées, ordinateurs détraqués, cafet' pourrie, gazon rapé... On est sur le campus d'une modeste université de province, où la fac de lettres et sciences humaines devient soudain la cible d'e-mails aussi vengeurs qu'anonymes. Un vieux professeur émérite d'histoire de l'art en est la première victime. D'autres suivront.
Pour Simon, jeune agrégé employé sur un demi-poste d'assistant temporaire, des compétences jusqu'alors purement livresques vont devoir s'appliquer de façon pratique à un petit monde universitaire zébré par des stratégies contradictoires. Un legs somptueux de l'éminent défunt suscite en effet les convoitises des mandarins locaux, aussi bien que l'attention un peu trop soutenue des caciques du ministère de l'Éducation nationale.
Dans la lignée de D. Lodge et A. Lune, P Christin dépeint le milieu universitaire français tel qu'il est, avec un humour mêlé d'affection et de colère devant l'effarant délabrement de l'institution. |
Commentaires Amazon| 2006-11-30 | Note : 4/5 | Du chahut sur le campus ! Dans une petite fac de province, peu brillante et guère fournie en matériaux dernier cri, Simon Saltiel obtient un poste d'assistant temporaire d'enseignement et de recherche dans de bien étranges circonstances. En effet, le professeur émérite d'Histoire de l'art, Léon Kreissman, vient de s'écrouler raide mort après avoir reçu un mail signé Jedem das Seine (A chacun son dû). Ce courriel n'est que le premier signe d'un corbeau qui sévit sur le campus. Le groupuscule de l'université est visé, ça chavire à tout bord car le Jedem das Seine devient l'arme invisible et qui fait mal. Simon va tenter d'en comprendre le sens et nager dans des eaux troubles où il va être question d'un héritage somptueux, de convoitises multiples, d'invitations pernicieuses du ministère de l'éducation nationale et, ô miracle, d'une rencontre mirifique en la personne de la sibylline Elise.
Après des débuts laborieux, lire les "Petits crimes contre les humanités" procure finalement bien du plaisir et des éclats de rire. Car oui, outre les rebondissements louches et l'enquête bonasse du héros prolétarien malgré lui, le texte est truffé de second degré qui épingle le joli monde pas si rose de l'université, "une comédie sur un univers fonctionnant en vase clos dont les petits travers n'excluent pas les grandes misères" ! C'est original, situé entre le roman universitaire et le roman noir. J'ai particulièrement apprécié l'excentricité des patronymes (Goulletqueur, Heurtemitte, Bourgougnoux, Honhon, etc.), la peinture des personnalités, les us et coutumes des uns et des autres, et ce petit milieu universitaire français est croqué avec malice mais beaucoup d'affection, dans le fond. Voilà de bonnes raisons de s'y plonger, toutes catégories confondues !
| | 2006-08-03 | Note : 5/5 | Sois prof et tais-toi ! Bon d'accord les facs de lettres ont pas de fric.
Bon d'accord il n'y a même pas de poste pour ces pauvres normaliens.
Mais... mais, il reste qu'ils ont des belles étudiantes.
C'est ce que nous confirme Christin. Quel coquin !
A chacun son lot.
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