AccueilActualitésCoups de coeurExtraitsVidéosForumsSites internetAuteursEditeurs
Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Revue de presse
Echo des blogs
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forums
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:

Coup de coeur

Dans les secrets de la police
Collectif
Iconoclaste

Nouvelles parutions

Les Cavaliers des Lumières, Tome 2 : La voie des chimères
Brigitte Aubert, Gisèle Cavali
Plon

Espace membres
Pseudo:
Mot de passe:


S'inscrire


  Fiche livre


Journal 1905-1922
De Marcel Sembat
Editeur : Editions Viviane Hamy
Parution le : 2 Octobre 2007

Drôle de journal, vraiment, que ces Cahiers noirs. Drôle de socialiste aussi que ce Marcel Sembat qui y révèle tant de visages inattendus. Drôle d’histoire, enfin, qui veut qu’il ait fallu près d’un siècle, au cours duquel son auteur faillit presque disparaître de la mémoire commune, pour qu’un tel texte puisse enfin être édité à partir du manuscrit original.
Mais qui en entreprend la lecture découvrira une manière singulièrement ouverte de penser l’existence individuelle et sociale, ambition dont l’activité politique ne serait en définitive que la résultante. La liberté, l’ampleur, les audaces d’une telle attitude pourraient bien expliquer le rare ascendant qu’exerça cette personnalité hors normes comme la perplexité dans laquelle elle laissa la plupart de ses contemporains ou la difficulté de l’époque qui suivit à en conserver la juste trace. Si bien que les raisons mêmes qui, face aux plus grandes inquiétudes de notre temps, redonnent une fraîcheur inespérée à nombre de ses approches, seraient en définitive celles-là mêmes qui l’auront, d’abord, condamné à une sorte de semi-oubli.
Car qui se souvient encore de Marcel Sembat ? Tout le monde, plus ou moins. Et, à vrai dire, à peu près personne.
Présent en notre temps, l’homme le reste sous la forme familière que perpétuent, dans une assez exacte cartographie des municipalités socialistes de l’entre-deux-guerres, nombre de rues, d’avenues, de centres scolaires "Marcel-Sembat" auxquels s’ajoute, à Boulogne, la notoriété inégalable d’une station de métro. Mais un autre constat s’impose vite. Les générations présentes continuent sans doute à identifier, fut-ce de façon vague, "Léon-Gambetta" à la fondation de la République, "Jules-Ferry" à celle de l’école publique, "Jean-Jaurès" à la tradition socialiste française ou "Jean-Moulin" à la lutte contre l’occupant. En revanche, si son nom reste confusément associé à la tradition progressiste, on ignore le plus souvent ce qui put valoir à Sembat d’être encore désigné à l’attention civique, la légende socialiste elle-même n’hésitant pas le plus souvent à sauter directement de Jean Jaurès à Léon Blum.
Pourtant un parcours fréquent pour les nouvelles élites républicaines - le journalisme, le barreau, l’initiation maçonnique… – avait conduit ce modeste fils d’un receveur des postes, né en 1862 à Bonnières-sur-Seine, à reprendre dès 1892 La Petite République, quotidien fondé par Léon Gambetta, pour en faire le premier organe où s’expriment toutes les tendances socialistes, à être élu l’année suivante député du 18e arrondissement. Ayant alors fait sienne la filiation blanquiste du Comité révolutionnaire central de l’ancien communard Édouard Vaillant, il se montre l’un des artisans les plus actifs du processus qui conduit en 1905 à l’unification des partis socialistes puis s’impose par un éblouissant talent d’éditorialiste et d’orateur aux tout premiers rangs des dirigeants de la jeune Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO).

Donnez votre avis


Votre avis:
Signature ou pseudo:

Acheter ce livre

Acheter en ligneAcheter chez votre libraire
Amazon
Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous
Votre code postal:

© Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact |