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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | L'état des lieux De Richard Ford Editeur : Editions de l'Olivier Parution le : 28 Août 2008
Automne 2000, New Jersey. Tandis que Thanksgiving - épreuve redoutable pour les familles recomposées - approche, et que l'élection présidentielle se profile à l'horizon, Frank doit remettre en cause les fondations sur lesquelles il a bâti son existence. Atteint d'un cancer de la prostate, quitté par sa femme Sally, il affronte la solitude et dresse l'inévitable bilan : qu'a-t-il fait de sa vie ? Est-il prêt à mourir ? Hanté par les événements de son passé - l'échec de ses mariages, la mort de son fils Ralph -, Frank tente de résister aux courants contraires du destin. Ce roman d'une puissance et d'une virtuosité exceptionnelles est le livre le plus abouti de Richard Ford. À travers ce portrait d'un agent immobilier, il nous livre sa vision de l'Amérique, à la fois généreuse et pessimiste, à la manière d'un Saul Bellow ou d'un John Updike avec Harry "Rabbit" Angstrom. Ford a inventé un personnage-miroir de l'Amérique, un antihéros ironique et lucide qu'il plonge dans une fin de siècle en plein désarroi. Un homme ordinaire, avec ses blessures et ses défauts, terriblement attachant. |
Commentaires Amazon| 2008-10-05 | Note : 2/5 | Traduction épouvantable Quelle frustation !
Je suis une fan absolue de Richard Ford. J'attendais avec impatience la parution du troisième volet de sa trilogie, mais je ne saurai vraisemblablement pas ce qui va arriver à Franck Bascombe car la lecture de ce livre est tellement pénible qu'il me tombe des mains ...
L'ensemble du livre est traduit mot à mot sans aucun effort de compréhension ou d'adaptation et sans aucun style.
Au bout de 40 pages, j'ai achété le livre en anglais pour essayer de comprendre des passages qui n'ont aucun sens (sur la seule page 30, on apprend que les femmes au foyer vont chez Macy's en peignoir, que les Américains font leurs achats dans des "boutiques de démarque en étage", que "les marchands espèrent monter graduellement dans le noir", que "les pompiers en combinaison d'amiante et chapeau de pélerin font la collecte dans des seaux" et que les voitures sont "examinées en détail" dans les stations de lavage ...
Pierre Guglielmina n'est pourtant pas un nouveau venu dans la traduction littéraire et j'ai lu plusieurs des livres qu'il a traduits sans jamais avoir ce sentiment de trahison et de mépris pour le lecteur. Est-il vraiment le traducteur ? Comment les Editions de l'Olivier ont-elles pu accepter cette traduction ? Et que dire de l'enthousiasme des critiques littéraires ...
Peut-être sommes-nous dans dans la "situation de marchandisation à somme nulle" dont il est question page 31 ?
C'est triste ...
| | 2008-09-08 | Note : 5/5 | Une vie américaine... qui ne laisse pas indifférent Frank Bascombe n'est pas aussi fataliste et résigné qu'il le parait quand on suit le fil de ses pensées... Il est même diablement ému, -et émouvant-, devant la mort bien sûr, mais aussi lorsqu'il pense à "ses femmes" (ou ex-femmes), à ses enfants, et même à ses clients ou collaborateurs. Pas de "pathos", ni de grandes déclarations, juste le flux des pensées, des sensations, des détails. Mais le lecteur est pris: Frank Bascombe, c'est lui, il ressent parfaitement ce qu'il pense, ce qu'il voit, comme dans un rêve éveillé, dans une Amérique de tous les jours...
La puissance d'évocation de Richard Ford fonctionne à merveille.
Une petite réserve - qui ne lui est pas imputable- sur la qualité de la traduction qui parfois rend la compréhension difficile (voir la discussion ouverte à ce sujet). Mais cinq étoiles malgré tout pour le roman.
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