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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La route De Cormac McCarthy Editeur : Editions de l'Olivier Parution le : 3 Janvier 2008
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son jeune fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Ils fuient toute présence humaine. Il ne reste des hommes que des cadavres ou des silhouettes implorantes proches de leur dernier souffle. Le père et le fils ont faim et peur, mais ils marchent vers la mer. Cormac McCarthy raconte leur voyage dans ce récit qui a la beauté crépusculaire et nue d'un roman de Samuel Beckett. Après s'être consacré pendant quinze ans à la littérature de «genre», McCarthy revient au roman avec ce livre admirable qui pourrait bien être son chef d'oeuvre. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par François Hirsch | Littérature étrangèreVos avis« Quand il se réveillait dans les bois dans l’obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l’enfant qui dormait à son côté. Les nuits obscures au-delà de l’obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d’avant. Comme l’assaut d’on ne sait quel glaucome froid assombrissant le monde sous sa taie.
Dans un paysage de cendres, un père et son enfant tentent de survivre dans l'hiver post-nucléaire. Poussant un caddie rempli de quelques hardes, d'un peu d’eau et de nourriture, ils prennent la route pour le sud espérant trouver le salut au bord de la mer. Le chemin est périlleux, la mort sans cesse présente .Il ne doivent pas s’éloigner de la route ! Ils marchent dans le froid, affamés, terrorisés par la menace obsédante d'être attaqués et dépouillés par les fuyards, les pillards ou par les restes d’une armée en déroute...
Autrefois il y avait des truites de torrent dans les montagnes. On pouvait les voir dressées dans le courant couleur d’ambre […]. Sur leur dos il y avait des dessins en pointillé qui étaient des cartes du monde en devenir. […]D’une chose qu’on ne pourrait pas refaire. Ni réparer. Dans les vals profonds qu’elles habitaient toutes les choses étaient plus anciennes que l’homme et leur murmure était de mystère.
Un texte nu, qui fait froid dans le dos ! foxie
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Commentaires Amazon| 2008-09-07 | Note : 5/5 | désolation Ce livre est remarquable.
Le lecteur se demande sans cesse comment l'homme et l'enfant vont survivre, combien de temps ils vont tenir, à chaque page tournée , on attend une terrible rencontre.
Le style de l'auteur rend très bien le vide, l'espace immense et gris, triste, sombre monotone...la cendre qui vole et recouvre tout, la pluie qui harcèle...le froid...j'ai ressenti tout cela à travers l'écriture.
L'accumulation des "et" ne m'a pas gênée au contraire car elle rendait encore plus réelle cette monotonie, où les gestes se répètent et où mettre un pied devant l'autre relève à la fois d'un défi et de l'automatisme
J'ai aimé les dialogues où pas un seul mot n'est de trop, on économise même la parole, elle est là juste pour maintenir l'espoir, le contact.
Enfin, dans cette ambiance d'apocalypse, comment ne pas penser à la folie des hommes...Tout au long du livre, je me suis dit : comment en sont ils arrivés là ? que s'est-il passé ?
| | 2008-09-03 | Note : 1/5 | Stressant J'ai regretté l'achat de ce livre dès les premières lignes. Même si on s'y habitue, quel style déplaisant!
Quelques touches de barbarie (pour pimenter un récit bien pauvre?) ont fini par m'achever...
| | 2008-08-14 | Note : 5/5 | La Route : un livre essentiel Une histoire d'amour entre un père et son fils, tous deux survivants de l'apocalypse. Roman noir où les protagonistes déambulent au milieu d'un monde dévasté, parcouru de survivants déshumanisés et canibales. Dans cette histoire d'amour paternel et filial se dessine un parcours initiatique où le père transmet à son fils cette graine d'humanité restante, ce feu intérieur. L'enfant quant à lui évolue de la pure naïveté à la maturité parfaite d'un être élu, nécessaire mutation pour que l'humanité puisse renaître de ses cendres. Roman dans la veine de Barjavel et de Wells, essentiel et puissant que les professeurs de philosophie pourraient avantageusement ajouter à leur programme ...
| | 2008-08-04 | Note : 5/5 | "Sur la route", version chaos Au-delà du titre, qui ferait une analogie un peu trop simpliste, McCarthy écrit un road-movie à la manière d'un Jack Kerouac, partant d'un point A pour arriver à un point B sans que le lecteur ne sache jamais vraiment où il va se trouver embarqué. Construit autour d'une trame classique de la relation père-fils, McCarthy écrit dans un style direct, épuré et qui ne laisse aucune place aux fioritures. Le parallèle avec Kerouac se retrouve également dans l'air du temps. Là où l'auteur beatnik se faisait bien malgré lui l'étendard d'une société visant à plus de bonheur, McCarthy dresse le portrait bien sombre d'une apocalypse que l'on croit deviner plus proche qu'il n'y paraît...
| | 2008-06-21 | Note : 5/5 | immense ce livre immense parcequ'il est hors du temps, hors de toute logique, hors de tout quotidien banal. C'est la lutte pour survivre comme l'on peut, manger comme les animaux puisqu'il faut vivre même si on est condamné d'avance parceque le devoir d'un père est de vivre au-dlà du possible afin que ne meure pas son fils. Notre société aseptisée où règne l'hygiène, la peur du microbe est aux antipodes de cette terre dévastée de fin du monde où l'homme devient un loup pour l'homme . Celà rappelle les souffrances des victimes du nazisme et ce retour à l'animalité de l'homme quand il a tout perdu En mourant l'Homme confie son fils à des inconnus et sa conscience est apaisée
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