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La route

La route

Auteur :

Editeur : Editions de l'Olivier

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son jeune fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Ils fuient toute présence humaine. Il ne reste des hommes que des cadavres ou des silhouettes implorantes proches de leur dernier souffle. Le père et le fils ont faim et peur, mais ils marchent vers la mer. Cormac McCarthy raconte leur voyage dans ce récit qui a la beauté crépusculaire et nue d'un roman de Samuel Beckett. Après s'être consacré pendant quinze ans à la littérature de «genre», McCarthy revient au roman avec ce livre admirable qui pourrait bien être son chef d'oeuvre.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par François Hirsch

21,30 €
Vendeur : Amazon
Parution :
244 pages
ISBN : 978-2-8792-9591-6
Les avis

« Quand il se réveillait dans les bois dans l’obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l’enfant qui dormait à son côté. Les nuits obscures au-delà de l’obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d’avant. Comme l’assaut d’on ne sait quel glaucome froid assombrissant le monde sous sa taie.
Dans un paysage de cendres, un père et son enfant tentent de survivre dans l'hiver post-nucléaire. Poussant un caddie rempli de quelques hardes, d'un peu d’eau et de nourriture, ils prennent la route pour le sud espérant trouver le salut au bord de la mer. Le chemin est périlleux, la mort sans cesse présente .Il ne doivent pas s’éloigner de la route ! Ils marchent dans le froid, affamés, terrorisés par la menace obsédante d'être attaqués et dépouillés par les fuyards, les pillards ou par les restes d’une armée en déroute...
Autrefois il y avait des truites de torrent dans les montagnes. On pouvait les voir dressées dans le courant couleur d’ambre […]. Sur leur dos il y avait des dessins en pointillé qui étaient des cartes du monde en devenir. […]D’une chose qu’on ne pourrait pas refaire. Ni réparer. Dans les vals profonds qu’elles habitaient toutes les choses étaient plus anciennes que l’homme et leur murmure était de mystère.
Un texte nu, qui fait froid dans le dos !

foxie

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