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La parole perdue des pierres

La parole perdue des pierres

Auteur : Odile Alleguede

Editeur : Quintessence

Mêlant la science, l'histoire et la symbolique des mythes, l'ethnominéralogie, l'auteure propose une thèse sur la mémoire atomique des cristaux. Elle évoque des bijoux dont l'histoire conserve un sillage de drames ou de protection : le rubis de Gengis Kahn, le collier de la déesse des faveurs ayant appartenu à P. Loti, etc.

20,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
288 pages
ISBN : 978-2-9132-8184-4
Extrait

Voici une troublante anecdote, merveilleusement humaine, que je reprends du livre de Simone de Tervagne.
Une lectrice de la journaliste lui écrivit un jour sa rencontre avec une statuette japonaise talismanique de Bouddha et l’aventure qui en découla.
Collectionneuse d’antiquités, cette femme fut conduite par un ami chez un antiquaire orientaliste qui souhaitait vendre une de ses
pièces personnelles.
Il s’agissait d’une statuette représentant Bouddha d’environ 20 cm de hauteur en bois de pin sculpté. Un cabochon de pierre de lune
était incrusté sur son front et il offrait la particularité, fréquente,d’avoir les mains jointes en forme de coquilles de manière à pouvoir recevoir de petites offrandes à l’intérieur des orifices aménagés entre
doigts et pouce formant un cercle.
D’ailleurs, lorsqu’elle la vit, dans le magasin, la statuette avait sur ses mains quelques pièces d’or, et de petites pierres de topaze,
rubis et saphir…
Comme elle s’en étonnait, questionnant l’antiquaire sur l’imprudence à laisser ces pierres tenter aussi visiblement la main rapide d’un client, celui-ci répondit : « Elles appartiennent à Bouddha et
à ceux qui les lui ont confiées afin qu’elles leur portent chance.
Je puis les manipuler, les admirer, mais si quelqu’un s’avisait
de les faire rentrer dans ce que nous appelons le “marché de
l’argent”, il irait au devant des pires ennuis… »
Surprise, elle demanda donc ce qu’il comptait faire de ces pierres dans le cas où elle lui achèterait la statuette. Sans beaucoup d’explications, il l’engage à le suivre au jardin du Luxembourg, tout proche. Là, il se dirige vers le bassin où il jette, devant ses yeux écarquillés,tout le petit trésor gardé dévotement par le bouddha méditant.
Évidemment, une autre question, incontournable et logique, brûle les lèvres de la collectionneuse. Pourquoi cet antiquaire voulait-il se séparer d’un objet, investi d’un tel pouvoir et dans lequel il avait,lui-même, tant de foi ?

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