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La révolution de Naples

La révolution de Naples

Auteur : Alessandro Giraffi

Editeur : Anacharsis

Sélection Rue des Livres

Naples, juillet 1647. Tommaso Aniello, dit Masaniello, un misérable poissonnier, se propulse, en dix jours d’une révolution populaire violente et radicale, à la tête du peuple en armes et se rend maître de la seconde ville d’Europe.

Tel un John Reed du XVIIe siècle, le chroniqueur Alessandro Giraffi donne à lire dans ces pages palpitantes l’histoire de cette révolution jour par jour, pour ainsi dire d’heure en heure, qui, d’émeutes en coups de mains, de négociations houleuses en affrontements armés, s’enfle et grossit au point d’assiéger un temps la vice-royauté de la ville.

Témoignage haletant sur une crise sociale et politique majeure très méconnue, le récit vibrant de cette révolte populaire est aussi l’histoire de l’élévation puis de la déroute d’un homme lancé à corps perdu dans les méandres dangereux de la lutte pour le pouvoir et la liberté. Un récit qui aurait pu figurer parmi les Chroniques italiennes de Stendhal.

Traduit de l’italien par Jean-Luc Nardone et Jacqueline Malherbe-Galy

21,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
233 pages
ISBN : 978-2-9147-7758-2
Les avisLe début

La presse en parle

Giraffi enchaîne les péripéties et raconte la comédie humaine, ses drames, ses flambées, ses postures, tous ses vils calculs. Bien sûr, Masaniello, Spartacus malgré lui, inspira la mythologie républicaine italienne jusqu’à l’unité. Bien sûr, le lecteur comprend rapidement qu’il est noyé dans la fureur et que dans l’ombre sont tapis ceux qui tirent d’autres ficelles. Bien sûr, c’est un héros poussé comme un champignon, incapable de fixer le soleil qu’il croyait apprivoiser. Cet aveuglement le perd. La force de son destin le dépasse et au fond, c’est ce qui rend sa brève épopée tellement singulière.

Serge Airoldi, Le matricule des anges


La traduction et l’édition par Jacqueline Malherbe-Galy et Jean-Luc Nardone restituent le souffle épique d’une narration soutenue par les références antiques et de fines métaphores. Quant à Masaniello, il préfigure certains héros romantiques, entre Fabrice Del Dongo et Lorenzaccio.

N.S., Le magazine littéraire


"Fasciné, écœuré, scandalisé mais précis, Giraffi décrit le mécanisme d’une négociation et d’une révolte populaire. Face aux tergiversations, trahisons et manœuvres du pouvoir, la violence radicale du peuple n’est pas qu’un 'regrettable engrenage', comme disent les conservateurs éplorés : c’est la seule manière d’obtenir satisfaction. Très vite, palais, arsenaux et couvents sont investis par 100000 hommes et femmes en armes, qui obéissent aveuglément au poissonier..."

Philippe Lançon, Libération


Dans le sillage d’Alessandro Giraffi, témoin à la fois émerveillé et terrorisé des événements, on suit cette révolte mêlant peuple et artisans, notaires, greffiers… et les déboires du vice-roi, le duc d’Arcos, qui ne dut la vie sauve qu’à une poignée de pièces d’or jetée à une foule prête à le lyncher.

Paul Zanni, L’Humanité

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