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Le voyage d'orient

Le voyage d'orient

Auteur : Bertrandon de la Broquère

Editeur : Anacharsis

En l’an de grâce 1432, Bertrandon de la Broquère, « écuyer tranchant » du duc Philippe de Bourgogne, dit le Bon, s’embarque pour ce que l’on nommait alors l’Outre-mer, l’Orient de la terre sainte, des mondes turc et balkanique. Ce qui ne devait être qu’un pèlerinage à Jérusalem va se transformer en l’un des plus étonnants voyages qu’un occidental ait entrepris dans ces régions, et, surtout, en l’un des récits de voyages médiévaux les plus lumineux qui ait jamais été écrits.

Mandaté par son seigneur pour lui décrire ces pays des mondes turcs naissants, en vue de satisfaire certains espoirs de croisade, Bertrandon s’engage clandestinement dans une caravane revenant du pèlerinage de la Mecque. Déguisé en turc, il pénètre ce que l’on nommait alors la Turcomanie en direction de Constantinople, capitale fantôme de l’Empire byzantin en décomposition.

Ce qui a l’apparence d’un simple pèlerinage à Jérusalem va se transformer en l’un des plus étonnants voyages qu’un Occidental ait entrepris dans ces régions, et, surtout, en l’un des récits de voyages médiévaux les plus lumineux qui ait jamais été écrits.

Mis en français moderne par Hélène Basso, introduction et notes de Jacques Paviot

18,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
221 pages
ISBN : 978-2-9147-7759-9
Les avisExtrait

La presse en parle

Les projets de croisade ne s’achevèrent pas à la fin du Moyen Âge. Mais pour porter le fer en Orient, encore faut-il en connaître les dessous. Ainsi, sous couvert de pèlerinages, certains serviteurs avisés sillonnent-ils les terres mameloukes ou ottomanes pour en rapporter des renseignements. C’est ainsi que Bertrandon de La Broquere part de Gand en 1432 pour s’embarquer à Venise jusqu’à atteindre les Lieux saints avant de revenir par les terres. De sa mission pour le duc de Bourgogne, il a tiré des notes sur les pays traversés. Elles ont été mises en forme par la suite pour le plus grand plaisir du lecteur contemporain, qui découvre ce périple, et ses enjeux, sous le regard d’un esprit curieux.

Nicolas Offenstadt, Le monde des livres

Vos avis

L’immense qualité du récit de Bertrandon ne réside nullement dans le merveilleux ou le fantastique que d’autres mettent en avant dès qu’il s’agit de l’Orient. C’est ici tout le contraire. Jamais peut-être un esprit aussi vif que le sien ne nous a permis de toucher véritablement la réalité des pays qu’il traverse. Non pas un réel théorisé, pensé, conçu et réfléchi, mais celui tout de couleur, d’odeur et de bruit que l’on rencontrait alors sur les grands chemins du Proche Orient.

Bertrandon s’en tient à son expérience. Il dresse par touches vives les portraits saisissants de tels cavaliers arabes aperçus parmi les arbres rares du désert de Syrie, de tel prince régnant sur les plateaux anatoliens détaillé par le voyageur tandis qu’il était assis au fond de la salle de réception ; il peint sobrement les paysages des rives du golfe d’Alexandrette ou les villages de Thrace avec une force évocatrice qui laisse comprendre les ravages encore récents de guerres passées aussi bien que la grandeur enfuie de ces régions dont témoignent les ruines imposantes encore debout.

Mais à voyager dans l’ombre de Bertrandon, ce sont encore les hommes qu’il croise qui restent le mieux en mémoire, tel ce Mohammed le Mamelouk, qui le prend sous son aile protectrice au sein de la caravane et avec qui il partagera les nuits à la belle étoile, le pain et (surtout) le vin… Comme en une lanterne magique, ce sont des marchands génois, vénitiens ou catalans, des Bédouins pillards, des villages nomades de Turcomans, Constantinople à moitié en ruine (et la vision émerveillée de la belle impératrice) ou Venise et ses canaux qui défilent et se révèlent en une lumière crue.

Jamais notre Bourguignon ne joue les fiers-à-bras, jamais il ne se départit d’un regard frais, honnête et sans détour. Toute minuscule que soit cette expérience, néanmoins, où la profusion des détails emplis ce livre de vie, l’expérience de Bertrandon donne aussi à lire le Proche Orient palpitant des convulsions qui se font sentir encore aujourd’hui.

Anacharsis

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