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Gilles Caron : Pour la liberté de la presse

Gilles Caron : Pour la liberté de la presse

Auteur : Reporters sans frontières

Editeur : Reporters sans Frontières

Sélection Rue des Livres

Après Jean-Philippe Charbonnier en 2005, Reporters sans frontières publie un album de photos consacré au travail de Gilles Caron, grand photoreporter disparu trop tôt au Cambodge alors qu’il avait 30 ans. Il est l’auteur d’une œuvre très dense, concentrée sur un petit nombre d’années. L’album « Gilles Caron pour la liberté de la presse » regroupe ses images les plus fortes et les plus emblématiques de la période 1965-1970.

8,90 €
Vendeur : Amazon
Parution :
152 pages
ISBN : 978-2-9155-3640-9
Les avis

La presse en parle

Il est un mythe pour des générations entières de photographes. Tous ses confrères, amis ou ceux qui pourraient être ses fils aujourd'hui parlent avec admiration du courage physique, de la dignité, de la souplesse, de la curiosité de Gilles Caron, disparu le 5 avril 70 sur une route entre Pnohm Penh et la frontière vietnamienne. Il était un débutant de génie, 3 ou 4 ans de métier seulement, et déja une agence montée avec son ami Depardon, en 68, l'agence Gamma. Sans compter ses nombreux clichés qui tous racontent les années 60 en image, de façon magistrale. Que d'images! On ne compte pas le nombre de sujets qui l'ont intéressé. Les stars? On voit dans ce numéro de RSF Serge Reggiani, assis sur un banc d'un jardin parisien, peut -être en train de se répéter à lui même la chanson "Ma solitude". L'actualité, surtout. L'écrivain Jean Genet venu protester devant le CNPF contre l'insulabrité des logements pour immigrés est embarqué dans un fourgon policier, le visage déterminé. Devant la Sorbonne, en face d'un CRS, Cohn Bendit, lui, affiche un sourire goguenard. Caron aime surtout le mouvement. Il se déplace pour le capter et le comprendre. De Prague à Saïgon, de Jérusalem à Mexico. "Photographe d'action" déclare son ami Depardon qui le compare à Capa, dans sa façon d'approcher le sujet au plus près, sans téléobjectif. Ce qui frappe, alors qu'il se trouve dans des lieux de conflits, c'est son oeil. Il trouve souvent de la douceur là où la violence est à son apogée. (extrait d'un texte de Guibert sur Gilles Caron). Gilles Caron, reporter photographe par excellence qui se défendait de faire de l'art. Ses photos se voulaient avant tout informatives. Et si vous aimez les écrits de Guibert, ses critiques photo sont publiées dans un recueil chez gallimard, "la photo inéluctablement".

Vincent Josse, France Inter

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