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Une suite à Moroni Blues

Une suite à Moroni Blues

Auteur(s) : Rémi Carayol, Soeuf Elbadawi, Kamal'Eddine Saindou

Editeur : De La Lune

Recueil de textes parus dans le mensuel Kashkazi et sur le forum Habari en janvier et février 2007, à l'occasion de la parution du livre Moroni Blues/ Chap. Il aux Comores.

Un autre regard sur l'art et la manière de nourrir un débat social au pays du non-dit et du hari hari...

8,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
56 pages
ISBN : 978-2-9167-3525-2
Extrait

KAULU LA MWANDO

EN JANVIER 2007 paraissait Moroni Blues/ Chap. II de Soeuf Elbadawi. Un livre à travers lequel l'auteur tente d'interroger les siens sur le destin d'une ville de brassage. "Une réflexion sur Moroni entre poème d'amour en images et lettre polémique à nos vieux oncles" selon BB. Un livre qui force le débat sur la nécessité d'une nouvelle citoyenneté comorienne, située au-delà des communautarismes de village. Un livre qui suscite une vive polémique de la part de certains habitants de Moroni, qui y voient une critique "acerbe" contre ce qui fonde leur existence au quotidien depuis des lustres.

Ancien collaborateur de Radio France Internationale, aujourd'hui évoluant entre Paris et Moroni, Soeuf Elbadawi est journaliste à Africultures en France et à Kashkazi aux Comores. Il est également auteur et comédien. Son livre que d'aucuns critiquent sans l'avoir réellement parcouru est un objet à facettes multiples, qui emprunte à la fois au monde de la photo, à la poésie, au récit journalistique et à l'essai, dans le but d'exprimer certaines valeurs d'ouverture aujourd'hui menacées dans le pays. Soeuf Elbadawi y pointe également certains travers de cette société du doigt. Ce qui n'a pas manqué de choquer certains esprits au discours foncièrement conservateur et réactionnaire.

C'est ainsi que la présentation de Moroni blues I Chap. II, à travers conférence et débat, a été suivie aussitôt de "fatwas et quolibets" en certains milieux de la capitale comorienne. Sur la place publique et sur le web, des voix se sont aussi exprimées dans un méli mélo de pour et de contre, qui prouvent néanmoins que peu de gens ont parcouru le livre. Des articles du journal Kashkazi, parus aux mois de février et mars 2007, et des prises de parole spontanées sur le forum Habari, font écho à ce débat. Nous les publions ici. Avec l'espoir que cela contribue à faire avancer le combat des idées dans un pays où l'intellectuel, comme l'écrit si bien Mohamed Toihiri, est redevenu ce "doux fils du clan et de la caste", qui ne pense qu'à "son shewo", et ce, en épousant le "conformisme le plus roide".