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Le clou brûlant

Le clou brûlant

Auteur(s) : José Bergamín, ,

Editeur : Les Fondeurs de Briques

En raison de la situation politique espagnole et des liens de l'auteur avec la France, Le Clou brûlant parut d'abord dans sa traduction française en 1972. Malencontreusement la première édition contenait une coquille typographique rendant incompréhensible le raisonnement de l'auteur. Informé de la bévue, Bergamin affirma qu'enlever toute espèce de sens à un livre qui le gênait était bien une preuve de l'existence de Dieu ! De foi il est pleinement question dans ces pages : " la foi, ce n'est pas vouloir croire, mais au contraire c'est croire sans vouloir ". S'appuyant sur les poètes plus que sur les textes sacrés, Calderon et son théâtre des songes, Ruben Dario et le diable dans l'Eglise, Goethe et son Faust, Nietzeche et le surhomme et bien sûr, le Don Quichotte, Bergamin explore " le mystère central du christianisme, le mystère de la foi " et donc le mystère de l'Espagne.

Préface d’André Malraux.

Comme tant d’autres hommes de sa génération, la guerre civile espagnole scinda l’existence de José Bergamín (1895-1983) en deux parties. Appartenant « poétiquement à la constellation de 27 » (selon Florence Delay), il fut un intellectuel de combats qui, sous des formes apparemment frivoles, abordait les questions essentielles. Président du congrès des écrivains antifascistes, il est mis en scène par Malraux dans L’Espoir. La fin de la guerre marqua le début d’exils multiples (Mexico, Caracas, Montevideo, Paris) entrecoupés de retours en Espagne, définitivement en 1970. Figure polémique et controversée, il fut un dissident épidermique. Critique envers diverses personnalités de la transition, il se rapprocha de la cause basque et soutint ETA depuis son refuge de San Sebastien. S’il est connu essentiellement comme essayiste, son oeuvre poétique et théâtrale est considérable. Il est également un maître de l’aphorisme : « L’ombre qui me sépare l’âme du corps se fait, de jour en jour, de plus en plus claire. » Scrutateur de l’âme espagnole, il consacra un nombre important de textes à la tauromachie. Si au cours des années 1980 et 1990, l’oeuvre de Bergamín est peu à peu apparue au lecteur français ( L’Art de Birlibirloque ; La Solitude sonore du toreo ; L’Importance du démon et autres choses sans importance), une multitude de textes restent inédits. Nous avons d’ailleurs deux projets d’éditions : un livre d’aphorismes et un recueil de textes tauromachiques.

Traduction et avant-propos de Jean-Claude Carrière.

14,20 €
Vendeur : Amazon
Parution :
88 pages
ISBN : 978-2-9167-4915-0
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