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La Véritable Histoire de Matias Bran (Tome1), les Usines Weiser

La Véritable Histoire de Matias Bran (Tome1), les Usines Weiser

Auteur : Isabel Alba

Editeur : Contre Allée

Premier volet d'une saga familiale qui commence en Hongrie à la  n du XIXe siècle et se termine à Madrid au début du XXIe siècle, La véritable histoire de Matías Bran se déroule essentiellement entre 1910 et 1920 et se situe principalement en Hongrie. En suivant le cours de la vie de plusieurs ouvriers de l'usine d'armement Weiser de Budapest, nous traversons les grands con its en Europe, de la Première Guerre mondiale à la Révolution russe. Et on s'arrête sur un événement historique important et assez peu traité, la République des Conseils de 1919 en Hongrie, qui ne durera que 133 jours...

Traduit de l'espagnol par Michelle Ortuno.

21,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
416 pages
ISBN : 978-2-9178-1732-2
Les avis

Critiques libraires
Matias Bran a 65 ans et est sur le point de mettre fin à ses jours dans son petit appartement madrilène. Il est seul, avec pour toute richesse un téléviseur et 52 cahiers, noircis de toutes les phrases ou citations qui ont attiré son attention au cours de sa vie. Mais une autre richesse est cachée dans le caisson du volet de son salon : une valise en cuir usé, valise qui lui vient de son père et de son grand-père avant lui, valise qu'il n'a jamais songé à ouvrir ! Pour comprendre ce qu'elle contient, il faut remonter le temps, jusqu'au tout début du XXième siècle, en Hongrie, sur les traces des ancêtres de Matias Bran. Point de départ d'une véritable épopée et d'un roman à couper le souffle !
Voici une des phrases qui ont marqué Matias Bran : « Certains endurent toutes les souffrances afin que d'autres puissent ne subir que de petits contretemps ». Ceux qui endurent les souffrances à cette époque ce sont les ouvriers et ouvrières, qui triment 14 heures par jour pour un salaire de misère, qui sont envoyés à la guerre pour défendre les richesses de la bourgeoisie qui les exploite, qui ne cherchent qu'à survivre jusqu'au jour suivant... Jusqu'à ce qu'un « miracle humain » se produise : un des ouvriers, Akos, apprend à lire à Örzse et Ferenc, ce dernier apprend alors à lire à Ilona, qui elle-même l'enseigne à Emma, Boske et Mari, qui transmet son savoir à Frank... et ainsi de suite ! Et comme tout ce petit monde apprend à lire sur un seul et même livre : Le Manifeste communiste de Marx, forcément, ça crée des étincelles et ça fait grincer les dents des patrons...
Roman historique peut-être, roman révolutionnaire sans aucun doute, mais roman magistral, surtout ! Dont le style frappe dès la première page ; ces phrases directes, fortes, comme jetées à la figure du lecteur pour mieux l'interpeller. Dont l'histoire marque indubitablement la mémoire ; impossible d'oublier Anna, Örzse, Miklos, Frank et les autres... « Les petites rues font les grandes villes » est une des phrases retranscrites dans les cahiers de Matias Bran, une phrase que l'on peut transposer ainsi : Les petites gens font les grands peuples ! Ou encore : les petites maisons d'édition font de grands livres...
La véritable histoire de Matías Bran, Isabel Alba, Editions La Contre Allée
Marianne pour la librairie Les lisières


Si Matías Bran décide d’appuyer sur la détente de son pistolet, retourné contre lui, ce soir, on ne trouvera pas grand chose dans son appartement. Une vieille valise, trois photos, et 52 cahiers d’écolier. Pas de papiers d’identité. Il est le seul à savoir qui sont les gens sur les photos, et à quoi correspond sa collection de cahiers. Quant à la valise, c’est encore une autre histoire...

Alors avant que la balle fatale ne traverse son cerveau, remontons un peu le temps, jusqu’en Hongrie, au début du 20e siècle. A la ville comme à la campagne, les ouvriers et les paysans se tuent à la tâche pour engraisser les quelques bourgeois qui les exploitent. Les maladies emportent les enfants bien avant l’heure, dont la plupart de ceux d’Anna Brasz, contrainte d’aller travailler à l’usine après le décès de son mari.

La guerre approche, la révolte gronde, le communisme rassemble. Örzse, Miklós, Ákos, Ferenc, Ilona, Emma, Frank et bien d’autres apprennent à lire, et avec ce savoir vient la pensée organisée. Enfin, ils peuvent combattre avec les mots. Mais suffiront-ils au milieu des guerres, face à un gouvernement sans pitié et sourd à leurs revendications ?

Dans une langue simple et d’une grande poésie, Isabel Alba nous fait trembler aux côtés des ouvriers de l’usine d’armement Weiser. Elle dit la misère, la révolte, le sang versé – ami ou ennemi – et l’espoir, à travers ces quelques visages qui changeront l’histoire de leur pays. Car oui, une autre société est possible, qui ne durera que 133 jours, mais qui aura vu naître la journée de travail à 8h, le nivellement des salaires, le droit de vote pour tous, l’égalité des sexes…
Et Matías Bran, dans tout ça ? Eh bien je ne saurais trop vous inviter à découvrir sans tarder sa véritable histoire au travers de ce sublime roman, premier volet d’une grande saga familiale !

La véritable histoire de Matías Bran, Isabel Alba, Editions La Contre Allée

Hélène pour la librairie Le bateau livre

la contre allée

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