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Le bal des vipères

Le bal des vipères

Auteur :

Editeur : Les Allusifs

Sélection Rue des Livres

"C’est l’histoire de la virée d’un jeune gars et de ses quatre copines à bord d’une Chevrolet jaune à travers la capitale d’un pays latino-américain. Ça commence comme ça : Eduardo décide, pour tromper l’ennui, de suivre Jacinto, sorte de clochard qui vit dans une voiture stationnée au pied de son immeuble. Voilà que quelques heures et autant de verres d’alcool plus tard, l’étudiant chômeur tue dans une ruelle le clochard et se glisse à la fois dans sa Chevrolet et dans sa personnalité. Dans la voiture, c’est la divine surprise, la rencontre des cruelles et sensuelles Loli, Beti, Valentina et Carmela. Les voici partis venger Jacinto, tuer son épouse et sa domestique puis comme les trois belles s’ankylosent, ils font un tour dans une galerie marchande. Évidemment c’est la panique. Des morts et des mortes. C’est que les gens réagissent de manière irréfléchie face aux quatre serpents venimeux qui se promènent avec Eduardo et Loli, Beti, Valentina et Carmela s’énervent d’être si mal considérées… Le voyage se poursuit ainsi, semant le chaos et la terreur dans la ville à chaque arrêt : artères centrales bondées de la capitale, station d’essence qui finit par exploser, maison de flics corrompus... Bien sûr, la Chevrolet jaune est prise en chasse, mais la police est loin de comprendre la logique folle d’Eduardo et de ses amies. Bien sûr les médias s’intéressent à l’affaire et la journaliste Rita Mena mène son enquête. Bien sûr, cela finit par une apothéose érotique et guerrière. Avec cette balade ophidienne, Horacio Castellanos Moya donne la parole à la folie, suit son ascension, l’accompagne pas à pas laissant place au fantastique comme si seule l’hallucination littéraire était à la hauteur pour une juste critique de cette société sans avenir.

15,30 €
Vendeur : Amazon
Parution :
160 pages
ISBN : 978-2-9228-6861-6
Les avis

La presse en parle

Si les premières pages ont des allures de polar, rapidement Moya bascule dans le fantastique : l’auto jaune est aussi habitée par quatre créatures d’une sensualité torride. Des vipères. Ils deviennent copains (et même plus, puisque affinités), et c’est parti pour une histoire qui va mettre la ville à feu et à sang. Règlements de comptes, meurtres en pagaille : ses copines ont le venin efficace et piquent à tout-va les mollets dans les rues, les centres commerciaux, les stations d’essence, qui à leur tour prennent feu, explosent… Police, presse et gouvernement se tirent dans les pattes, battent en retraite. Moya imagine des scènes hollywoodiennes. Ça crépite de partout dans un feu d’artifice joyeux… et orgiaque. C’est l’Apocalypse, le chaos, la déshumanisation totale – c’est l’Amérique latine. Le Bal des vipères, cinquième livre traduit en français de Horacio Castellanos Moya (après Le Dégoût, Déraison...), est un coup de poing tout aussi poétique que politique.

Martine Laval, Télérama

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