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Martinique

Martinique

Auteur(s) : , Pierre Josse, Collectif

Editeur : Hachette Tourisme

Partez à la rencontre du « paradis terrestre ». Cette île de carte postale sait amadouer le visiteur grâce à ses plages de sable blond, pour mieux lui faire découvrir ensuite ses richesses intérieures. La Martinique possède bien des atouts, notamment celui de marier l'inconciliable : sucre et rhum, pluie et soleil, bleus qui font mal aux yeux et verts tendres, volcans et végétation paradisiaque, alizés et cyclones... Les souvenirs de l'époque fastueuse et le péché originel de l'esclavage. L'indolence et les klaxons de bienvenue. Une fois mis au rancart le paradis des brochures, la petite France des cocotiers et la fiction des habitants insouciants, la réalité antillaise fascine, bouleverse et captive.

12,90 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
ISBN : 978-2-0124-4099-9
Extrait

En voulez-vous de la canne (air connu)...

La récolte de la canne reste un spectacle dont il vous faut profiter pleinement aujourd'hui car les terres consacrées à la culture de la canne à sucre, sur l'île, se réduisent à une vraie peau de chagrin : la production de canne à sucre a fondu des deux tiers en l'espace de quelques décennies. Ce qui pourrait s'avérer catastrophique pour le respect de l'AOC, la Martinique étant passée aujourd'hui au 20e rang des producteurs de la zone caraïbe. Malgré les machines et les camions, on voit toujours, de février à juin, les haies de coupeurs dans les champs et les charrettes tirées vers les distilleries branlantes, qui dressent leurs toits rouilles dans la végétation. La canne y est broyée. Tandis que ses déchets (la bagasse) partent alimenter les chaudières, le jus (vesou) est tamisé, décanté, filtré et mis à fermenter. Deux jours après, les alambics entrent en action. À 68°, il en sort un rhum incolore. Un peu d'eau pour le ramener à 50°, un petit repos de 3 mois en cuve inox et on le vendra alors sous l'appellation de «rhum blanc». Dans le cas contraire, il part séjourner 3 ans minimum dans un fût de chêne et devient le «rhum vieux», que l'on retrouve sur toutes les bonnes tables. Pour obtenir l'appellation «rhum paille», le rhum blanc passe également en foudre de chêne pendant un an minimum. Il prend alors une teinte dorée et des arômes vanillés. En jouant sur les levures, la pureté de l'eau et la maîtrise de l'alambic, chaque distillateur aura pu imposer sa griffe gustative. Pour ceux qui veulent en rapporter, possibilité d'acheter dans les distilleries des cartons spécial avion. Pour éviter la casse ! Mais attention, à la douane, la tolérance selon les personnes reste très fluctuante (de 5 à 10 1, selon l'interlocuteur rencontré).
Inévitable question, sinon : quel est le meilleur rhum parmi les douze qui sont produits dans les distilleries martiniquaises ? Posez donc la question aux connaisseurs que vous rencontrerez sur place. Après, à vous de voir en fonction de votre budget. Mais ne pensez pas faire d'économie en achetant dans les supermarchés plutôt que dans les distilleries (ou vice versa d'ailleurs). Évidemment, c'est plus sympa d'acheter son rhum après l'avoir dégusté sur place ! Attention ! Après le troisième verre, la chaleur aidant, l'ivresse vous guette, sans compter, on vous le rappelle, les contrôles des gendarmes si vous prenez le volant pour rentrer. Prudence donc... C'est pourquoi nous vous four­nissons quelques rudiments dans l'art de déguster le rhum antillais sous toutes ses formes.

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