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Quel avenir pour les biocarburants ?

Quel avenir pour les biocarburants ?

Auteur : Paul Mathis

Editeur : Editions le Pommier

Quel avenir pour les biocarburants ? Que sont exactement ces nouveaux carbu­rants ? De quelles plantes et par quels processus les obtient-on ? Quels sont leurs avantages ? Leurs limites ? Sont-ils vraiment la solution d'avenir pour les transports ?

Les Petites Pommes du Savoir
Des réponses brèves, claires et sérieuses aux questions que vous vous posez sur le monde.

4,99 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
63 pages
ISBN : 978-2-7465-0330-4
Extrait

Transports et progrès
Les transports ont toujours occupé une place essentielle dans le développement de l'huma­nité, tant au plan culturel qu'au plan écono­mique. Les exemples ne manquent pas pour l'illustrer. Pensons au rôle des grandes carava­nes entre l'Orient et l'Occident ou à la place des ports et des marchands dans le monde méditerranéen. Plus tard, les Grandes Décou­vertes effectuées au XVIe siècle grâce aux perfectionnements apportés à la marine à voile ont changé la conception du monde et donné lieu à des échanges économiques très importants. Le chemin de fer, avec le charbon, puis l'automobile, avec le pétrole, ont changé la face de la planète. Et la conquête de l'espace nécessite des moyens de transport ! Il en est de même pour la mondialisation, quoi qu'on puisse penser de ses effets : elle implique de très importants déplacements de personnes et de marchandi­ses, sur de longues distances. Mais il n'y a pas que les échanges à longue distance : à l'échelle individuelle et quotidienne, les transports occupent une place centrale pour le travail, les achats, les loisirs, la vie sociale.
La plupart d'entre nous considèrent la faci­lité des transports comme un acquis naturel et irréversible. Et il est très probable que cela restera vrai à l'avenir. Si vrai que les prévisions actuelles, à l'échelle mondiale, tablent sur une augmentation de 131 %, c'est-à-dire plus qu'un doublement, pour les transports de voyageurs, exprimés en passagers/km, entre 2000 et 2050, et une augmentation de 200 %, c'est-à-dire un triplement, pour le transport de marchandises, exprimé en tonnes-km. Le rythme moyen de croissance serait d'environ 2 % par an : c'est dire l'ampleur du phénomène.
Parmi les moyens de transport, l'automobile occupe une place dominante. Cette domination a été magnifiquement analysée par Alfred Sauvy, en 1968, dans Les Quatre Roues de la fortune, qui a baptisé l'automobile «la grande souveraine». La souveraineté des véhicules automobiles s'est étendue au trans­port de marchandises, avec le camion, qui a bien souvent supplanté le chemin de fer. Tan­dis qu'en Chine, la voiture tend à supplanter le vélo !
Mais tout transport nécessite de l'énergie... À cet égard, trois modes de transport peuvent être distingués, en schématisant un peu. Il y a d'abord les modes doux, vélo et marche à 4i pied, qui sont actionnés par l'énergie musculaire de l'opérateur, laquelle lui est fournie par ses aliments. Il y a ensuite les transports par voie ferrée (train, tramway, métro) équipés de moteurs électriques : leur source d'énergie, c'est l'électricité, que l'on produit de diverses manières (barrages hydroélectriques, centrales thermonucléaires, centrales thermiques à combustible fossile). Et enfin, toujours sur le plan énergétique, un troisième mode fait appel au moteur à explosion : automobiles, camions, autobus, deux-roues motorisés, locomotives Diesel, et même tous les transports par voie d'eau (péniches, paquebots, etc.). C'est pour ce dernier mode que l'on parle de carburant : suivant le Petit Robert, il s'agit d'un «combustible qui, mélangé à l'air, peut être utilisé dans un moteur dit «à explosion» (rappelons qu'un combustible est une substance chimique qui brûle avec l'oxygène de l'air en dégageant une chaleur utilisable).
Les carburants utilisés pour actionner les moteurs proviennent essentiellement des combustibles dits «fossiles», une dénomination qui regroupe le charbon, le pétrole et le gaz naturel, qui se sont accumulés dans le sol sous forme de gisements localisés par suite de la décomposition de plantes qui poussaient 0 y a des centaines de millions d'années. Le charbon a fait les beaux jours des trains à vapeur, mais il n'est plus guère utilisé à cette fin. Et si le gaz naturel n'est pas à négliger, c'est le pétrole qui fournit l'énorme majorité de l'énergie utilisée actuellement pour les transports.