Les mystères de Venise, Tome 2 : La nuit de San Marco

Auteur : Loredan
Editeur : Fayard

Catastrophe au Palais des Doges ! Un homme a été poignardé en pleine séance du Grand Conseil, sous l'immense représentation du Paradis par Tintoret. Aucun des mille cinq cents nobles présents n'a rien vu. Déterminé à mettre la main sur le coupable, mais aussi à étouffer le scandale, l'Inquisiteur Saverio Barbaran a l'idée de charger Leonora d'élucider cette affaire en toute discrétion. Une nouvelle fois, la jeune héritière des dalla Frascada est enlevée à son couvent de Vicence pour mener l'enquête dans une Venise toujours plus mystérieuse, où les assassins sortent masqués, où les courses-poursuites se font aussi bien en gondole que sur les toits, où la vie est une farce et où la comédie a des accents mortels. Loredan continue son exploration de la Sérénissime République au temps de Goldoni et de Casanova. Ses intrigues vénitiennes nous la montrent telle qu'elle était vraiment : complexe, diverse, perpétuellement animée, Eden de la dolce vita pour les uns, enfer sans pitié pour les autres. Forcée de jouer sur tous les tableaux, son héroïne nous en fait découvrir toutes les facettes, sous le signe du lion ailé, dans l'ombre des campaniles. Le but des Mystères de Venise est de faire revivre les dernières belles années d'une Sérénissime République dont le décor nous est parvenu intact. La série s'inspire des feuilletons du XIXe siècle à la Zévaco, mais avec une héroïne dans le rôle central. C'est un peu une version féminine des Pardaillan ou des Amants de Venise, du même Zévaco. La narration s'appuie sur une documentation précise, toujours mise en situation, avec le souci permanent de ne pas la rendre pesante : bâtiments, vie quotidienne, composition des repas... On y trouve aussi bien les fêtes du Redentore que les arcanes du Palais des Doges. Il s'agit de décrire aussi l'esprit vénitien, ce paradoxe entre légèreté et gravité, le contraste entre la grandeur d'un décor hérité des siècles passés et un parfum de décadence de plus en plus sensible. Avec une bonne dose d'humour en prime. La Nuit de San Marco a pour fil conducteur, comme au tome I, une intrigue criminelle doublée des problèmes personnels et familiaux de Leonora. À la fin du récit, l'héroïne aura non seulement bouclé son enquête, mais elle aura surtout progressé, évolué, mûri. C'est ce qui la rend proche du lecteur - ou de la lectrice - d'aujourd'hui, malgré le respect des codes sociaux de l'Italie de 1762.

20,90 €
Parution : Avril 2009
326 pages
ISBN : 978-2-2136-4344-1
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