Infantilisation

Auteur : Mathieu Laine
Editeur : Presses de la Cité
En deux mots...

« La pandémie n’aura été que le baromètre en fusion d’un phénomène plus profond : la prise de pouvoir totale de l’Etat-nounou, cette bureaucratie qui nous veut du bien. » Dans ce court essai, comme un cri de liberté, Mathieu Laine dénonce cet autre virus : la fièvre bureaucratique, technocratique et centralisatrice qui ne fait que révéler la propension malsaine de l’Etat à infantiliser les Français.

18,00 €
Parution : Janvier 2021
240 pages
ISBN : 978-2-2581-9596-7
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Présentation de l'éditeur

Pourquoi la France est la seule grande démocratie au monde à avoir exigé, sauf à être verbalisé, de cocher une case pour tout « déplacement bref, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie » ?
Pourquoi la France est-elle le seul pays où une cellule interministérielle a eu à trier, en pleine crise sanitaire et face à la crise économique la plus dramatique depuis la deuxième guerre mondiale, entre les fours et les poêles, les pierrades et les tables de cuisson, les assiettes et le linge de maison, pour décider si ces biens étaient « essentiels » ou « non essentiels » afin de bâcher, par souci d'égalité, les rayons des supermarchés proposant ce que, comme Tartuffe face au sein de Dorine, l'État ne saurait voir ?
Pourquoi la France, pays des Lumières, est l'un des seuls pays en Europe à avoir qualifié le livre de « produit non essentiel » au moment même où elle était à nouveau attaquée par l'obscurantisme ?
Pourquoi la France, dont les dirigeants déclament régulièrement leur passion pour les territoires, finit toujours par donner à quelques-uns, à coups de décrets et de circulaires, le pouvoir de décider pour tout le monde, de manière unilatérale et verticale, sans jamais nous imaginer capables de décider par nous-mêmes ?
On peut critiquer le pouvoir en place mais le mal est plus profond. Cette fièvre bureaucratique, technocratique et centralisatrice qui a, bien plus qu'ailleurs, frappé la France au moment de lutter contre la pandémie du Covid-19 ne fait que révéler notre propension malsaine, depuis des décennies et peut-être plus encore, à infantiliser les Français. Une infantilisation rampante, soutenue par une propension croissante de la population, par un État Nounou s'immisçant sans limite dans nos vies. Mais à trop nous étouffer, à trop nous contrôler, cette culture de la défiance nous éteint et nous brise.
Ce court essai, comme un cri de liberté, invite à une vaste levée d'écrou. Pour respirer enfin. Pour récupérer ces pouvoirs qu'on nous a confisqués. Pour recouvrer, avec le goût du risque et l'envie de conquête, tout ce qui fait le sel et le bonheur de la vie. Puisse cette épreuve de réduction drastique de libertés dont on mésestimait parfois l'importance nous inviter à nous arracher aux fers en apparence confortables d'un État dont on attendrait tout. L'appel est d'importance. Car des barbelés peuvent finir par pousser le long des blancs barreaux d'un parc à bébé. Choisissons vraiment la Vie : parions sur la Liberté. Avant qu'il ne soit trop tard.