Tour du doigt
En 1913, l'Auvergnat Jules Vendange descend de sa montagne avec son parapluie et sa casquette à oreilles pour entrer à l'école normale d'instituteurs. Viennent la guerre, la mobilisation, puis les mutineries de 1917. Deux ans plus tard, mutilé, Jules revient achever ses études avec les survivants de sa promotion. A peine sortis des tranchées, ces hommes doivent subir les règlements étriqués et les brimades humiliantes qui servaient à fabriquer les futurs "hussards de la République". Une carrière difficile et une vie ingrate attendraient cet homme diminué si, par bonheur, son chemin ne croisait celui d'une jeune veuve et de son fils. Jean Anglade excelle dans cette peinture des joies et des peines des êtres simples, hommes parmi les hommes, et "Le tour du doigt", au-delà du document social, devient une saga de la condition humaine.
