L'Orateur idéal
Cicéron, dans ce petit traité dont nous donnons ici un long extrait, met en lumière les différents ressorts de l'art oratoire. C'est en 46 av. J.-C. que Brutus (qui sera l'un des assassins de César) demande à Cicéron de développer un point précis : quel genre d'éloquence lui semble le meilleur ? Celui-ci lui répond en dressant le portait de l'orateur idéal. Cicéron part donc de la philosophie de Platon pour envisager l'idée d'une éloquence parfaite. Mais il ne reste pas pour autant dans la spéculation car il s'agit toujours, jusqu'à nos jours, d'ailleurs, d'arriver à séduire un auditoire. Pour ce faire, Cicéron rappelle les grandes divisions rhétoriques, résume les tâches de l'orateur, cerne la culture qu'il se doit de posséder, définit le style oratoire dans sa spécificité, traite de la clarté, des figures de style, de la plaisanterie, de la gestuelle, du ton, et d'autres principes encore, toujours valables et presque nécessaires aujourd'hui pour nous permettre de mieux comprendre et de mieux pratiquer l'art de communiquer.
