Sucre d'orge
Le dos de Marlon Brando et la chemise de Baby Doll ont nourri les fantasmes de tant de cinéphiles qu'on en vient à oublier que Tennessee Williams est avant tout un grand écrivain américain, trop négligé en France. Les nouvelles qui composent ce recueil sont en effet des chefs-d'oeuvre de baroque, de tendresse et d'ambiguïté. Des personnages qu'aurait pu dessiner Norman Rockwell y trouvent une fin délicieuse dans des cinémas mal famés et tous les clichés de la littérature du Sud y sont pulvérisés avec une minutieuse et prodigieuse perversité.
À l'instar de son théâtre – Soudain l'été dernier, La Chatte sur un toit brûlant ou La Nuit de l'iguane –, ses nouvelles sont vénéneuses : l'amour et la haine s'y côtoient et, sous le raffinement, rôde la sauvagerie.



![Le Printemps romain de Mrs Stone [Poche]](https://pim.rue-des-livres.com/c4/g9/p6/9782221279205_160x238.jpg)



