La Fille de ma mère
« Dans l'album, les photos de Claudine la montrent joyeuse, faisant la fête avec ses amies, déguisée d'un uniforme de soldat bien trop grand pour elle, en maillot sur la plage entourée de beaux garçons, sur une route au soleil avec de grosses lunettes noires, se photographiant dans un miroir, joueuse. Une femme affranchie, tel est le portrait que je lui ai composé.
Évidemment, quand on ne sait rien on invente n'importe quoi. »
Fille unique d'une femme qui a décidé de garder l'enfant plutôt que le père, Cathy Karsenty recompose le drôle de duo qu'elle a formé avec sa mère, au moment où celle-ci perd la mémoire. Un premier roman désarmant de justesse et de grâce.
La presse en parle
C’est un livre délicat, tendre, d’une grande sensibilité. Pour son premier roman, l’illustratrice Cathy Karsenty a su trouver la bonne distance pour narrer Claudine, sa mère. "Je suis fille unique de parent unique. Ma mère était la maîtresse d’un homme marié qui avait laissé femme et enfants en France pour venir travailler en Algérie, dans l’administration". À leur retour en France, Claudine tombe enceinte et décide de "garder l’enfant plutôt que le père". Dans ce récit intime, l’autrice dit ses doutes, ses sentiments, sa relation compliquée avec sa mère, son accompagnement dans la dépendance, la perte de la mémoire… Il y a dans La fille de ma mère une forme d’urgence, une bataille avant que les mots de la mère ne soient emportés par Alzheimer. Dans ce roman, Cathy Karsenty fait montre de sincérité et franchise. Il y a dans cette relation mère-fille un écho universel. La fille de ma mère, un roman pudique et terriblement humain. Émouvant.
Radio France
