Olga

Olga

Auteur : Bernhard Schlink
Editeur : Gallimard

Poméranie, dans l'est de l'Empire allemand, à la fin du XIX e siècle. Depuis que la fièvre typhoïde a emporté ses parents, Olga vit chez sa grand-mère, dans un village coupé de toute modernité. Herbert est le fils d'un riche industriel et habite la maison de maître. Tandis qu'elle se bat pour devenir enseignante, lui rêve d'aventures et d'exploits pour la patrie. Amis d'enfance, puis amants, leur idylle résiste à l'opposition de la famille d'Herbert et à ses voyages lointains. Il participe au massacre des Herero dans le Sud-Ouest africain allemand, voyage en Russie et en Amérique du Sud, mais revient à chaque fois retrouver Olga, qui a entretemps obtenu un poste de maitresse d'école dans un village encore plus éloigné. Quand il entreprend une expédition en Arctique, Olga reste sans nouvelles. La Première Guerre mondiale éclate, puis la Deuxième.
À la fin de sa vie, Olga raconte son histoire à un jeune homme qui lui est proche comme un fils. Mais ce n'est que bien plus tard que cet homme, lui-même âgé, va apprendre la vérité sur cette femme d'apparence modeste : Chez un antiquaire norvégien, il découvre les lettres qu'elle a sans relâche adressées poste restante à Herbert, et réalise quels sacrifices a exigés d'elle cet amour qui n'a jamais cessé de l'accompagner.

Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary
19,00 €
Parution : Janvier 2019
272 pages
ISBN : 978-2-0727-9980-8
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La presse en parle

Olga, portrait d'une mère courage

Sublime portrait de femme, Olga est une aussi une réflexion passionnante sur le bien et le mal, et sur ce qui a pu pousser un pays comme l'Allemagne dans la démesure. "Le chancelier Bismarck n'avait pas de tels démons, explique l'auteur, mais il a posé l'Allemagne sur un cheval trop grand pour elle. Par ailleurs, les Allemands ont rêvé si longtemps d'un État que, lorsqu'ils l'ont obtenu, leur imagination a continué de galoper. Et de vouloir une Allemagne toujours plus grande, un empire sur lequel le soleil ne se coucherait jamais... Mais deux guerres perdues ont mis définitivement fin à ces outrances." Parole de gentleman !
Marianne Payot, L'Express