Une unique lueur
- Vous avez regarde les photos, Danglard ? De la scène du crime ? demanda Adamsberg.
- Cela va de soi.
- Et donc? Cela vous dit quelque chose ? Parce qu'à moi, oui.
- Tiens. Et cela vous raconte quoi ?
- Mais justement, rien. C'est quelque chose que je ne sais pas alors que cela me dit quelque
chose. Donc ?
- Aucune idée.
- Faites un effort, nom d'un chien.
- Désolé, commissaire, dit Danglard avec une pointe d'indifférence.
- Bien. Réunion plénière dans quinze minutes. Il nous faut comprendre.
- Comprendre quoi ?
- Mais le quelque chose, commandant. On commence par là.
La presse en parle
Le puzzle vargassien nous balade cette fois de Gérard de Nerval à Lauren Bacall, de l’île de la Cité à la cité des Anges, avec un bouquet d’ancolies en fil rouge. « Aussi dure à brider qu’un cheval au galop, la personnalité s’écoule dans nos mots » : ce duo d’alexandrins dont le lieutenant Veyrenc a le secret résume peut-être la saveur d’un bon Vargas, quand bien même il tire sur la longueur.
Télérama
Fred Vargas est tellement à l’aise avec son histoire, tellement dans la maîtrise qu’elle n’hésite même pas à déplacer son commissaire et une partie de son équipe à Los Angeles. Là, on se dit qu’elle va trop loin. Qu’elle va caler. Et non ! Ces quelques chapitres fonctionnent comme le reste du livre et apportent des éléments à l’enquête. Au bout des 523 pages, le lecteur qui aura accepté de se laisser embarquer dans cette aventure romanesque insensée, sera conquis par Une unique lueur. Car, disons-le sans barguigner : ce livre est un tour de force et une réussite absolue !
Le Figaro
