18.3: Une année à la PJ

Auteur : Pauline Guéna
Editeur : Denoël

"Il est des crimes qui vous habitent ; des crimes qui font plus mal que les autres et vous ne savez pas toujours pourquoi. Vous êtes cueilli par surprise, au moment où vous vous y attendiez le moins, par un détail qui vous laissera le coeur en pièces. Ils se figent en vous comme une écharde dans la chair et tout autour la plaie ne cesse plus de s'infecter. Un jour, les tissus se reconstruisent enfin - ce mort-là fait désormais partie de vous. Pour Monika, l'adjointe de la Crime, c'est une petite fille disparue il y a longtemps. Pour JeanJean, qui préfère depuis lors se concentrer sur la téléphonie, c'est une grand-mère dans un pavillon misérable. Pour Yohan, tout le monde le sait, c'est Clara". C'est la première fois que la PJ française ouvre ses portes à une romancière, embarquée un an auprès des brigades criminelles. Avec empathie et humour noir, Pauline Guéna restitue l'alternance d'adrénaline, de férocité et d'accablement qui fait le rythme des enquêtes. 18. 3 est un voyage au coeur de la part sombre des hommes.

21,00 €
Parution : Janvier 2020
528 pages
ISBN : 978-2-2071-5986-6
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La presse en parle

Ce qui frappe dans 18.3, de Pauline Guéna, c’est la diversité des affaires (assassinats et tentatives de meurtre, attaques terroristes, trafics de stupéfiants ou de voitures, etc.) ainsi que la variété géographique qu’offre le territoire francilien couvert par les brigades spécialisées composant la direction régionale de la police judiciaire de Versailles (l’article 18.3 du code de procédure pénale définit justement la zone d’intervention de la PJ).
[...]
A la riche valeur documentaire du quotidien de la PJ qu’elle a suivi au plus près, Pauline Guéna ajoute ses qualités de romancière dans les descriptions des lieux et des émotions. Elle dépeint la cruauté et l’humanité, le sordide et le comique, les néons qui grésillent et les corbeaux qui s’envolent, l’adrénaline qui monte et la tension qui retombe, les sanglots qui secouent et les insultes qui fusent, les ruses des uns et les bévues des autres. En orfèvre du genre, elle donne tout son sens à la « littérature du réel ».
Macha Séry, Le Monde

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