Les Bateaux sur la terrasse
Le premier roman de Jessé.
Comment pardonner à ceux qui nous aimés de travers ?
" Ces mots, je les garde en moi depuis plus de vingt ans. Ils ont eu le temps de devenir acides. Ils n'auraient pas dû sortir en une logorrhée, j'aurais dû articuler ma pensée, mais trop tard, c'est fait. Alors elle pleure. Et je ne suis pas touché. "
Sous un soleil de juin, un fils observe la Méditerranée, tandis que les bateaux filent au loin. À ses côtés se tient sa mère, contrariée.
Pour lui, le temps est venu de tout dire. Et d'affronter ses fantômes : l'enfant harcelé qu'il a été, sa mère célibataire qu'il juge indifférente à son sort, sa grand-mère figée dans le deuil, son oncle dont la mort plane encore... Là, face à la mer, le passé remonte à la surface. Comment pardonner à ceux qui nous ont aimés de travers ?
Avec une écriture forte et évocatrice, qui ne cesse de surprendre, Jessé Rémond Lacroix explore le pardon comme un choix, et la tendresse comme rédemption. Un roman pudique, sincère et émouvant.
La presse en parle
On savait que l’humoriste Jessé avait du culot. Il suffisait pour s’en convaincre d’écouter ses chroniques piquantes dans l’émission « Zoom Zoom Zen » sur France-Inter. Mais c’est une autre forme d’audace qui a amené cet ex-mannequin de 33 ans à prendre la plume pour écrire un roman autobiographique, « les Bateaux sur la terrasse ». Le parcours de l’humoriste n’a rien de drôle : dès l’école primaire, il subit le harcèlement des autres élèves qui le jugent « trop efféminé ». Une souffrance qui durera pendant des années et que sa mère ne parviendra pas à déceler. L’aveuglement maternel sert de point de départ de cette autofiction parfois maladroite mais foncièrement touchante.
Sud. C’est dans le huis clos d’une maison de famille au bord de la Méditerranée que Jessé situe son récit. Depuis la terrasse, il contemple avec sa lumineuse grand-mère Madeleine le bal des bateaux qui voguent vers la Corse ou l’Italie. Un spectacle propice à la confidence : celle d’un fils meurtri d’avoir été incompris par sa mère ou celle du souvenir de Michel, un oncle homosexuel emporté par le sida dans les années 1990.
Le Nouvel Obs
