Désobéir
Ce monde va de travers, à tel point que lui désobéir devrait être une urgence partagée et brûlante. Dans cet essai intempestif, Frédéric Gros réinterroge les racines de l'obéissance politique. Conformisme social, soumission économique, respect des autorités, consentement républicain ? C'est en repérant les styles d'obéissance qu'on se donne les moyens d'étudier, d'inventer, de provoquer de nouvelles formes de désobéissance : la dissidence civique, la transgression lyrique... Rien ne doit aller de soi : ni les certitudes apprises, ni les conventions sociales, ni les injustices économiques, ni les convictions morales.
La pensée philosophique, en même temps qu'elle nous enjoint de ne jamais céder aux évidences et aux généralités, nous fait retrouver le sens de la responsabilité politique. à l'heure où les décisions des experts se présentent comme le résultat de statistiques glacées et de calculs anonymes, désobéir devient une affirmation d'humanité.
Philosopher, c'est désobéir. Ce livre en appelle à la démocratie critique et à la résistance éthique.
La presse en parle
L'obéissance est là, encastrée, incrustée, entortillée, partout, en nous, autour de nous, à tel point que nous ne la distinguons même plus… L’obéissance nous possède. Elle nous aveugle. Avec Désobéir, Frédéric Gros nous dessille les yeux. Sans s’engager lui-même en désobéissance, comme l’ont fait certains de ses aînés, mais plutôt en décryptant, avec subtilité, les mécanismes les plus retors de la soumission, que bien souvent, par faiblesse, lâcheté ou complaisance, nous alimentons nous-mêmes. Quand la désobéissance, loin d’être une posture facile ou immature, devient un geste philosophique et critique. Une façon de désobéir… à l’obéissance.
J.C. Télérama
