Bande-son d'un amour féroce
« Au début ça ne fait pas de bruit. Tu as l'impression que c'est possible, que les différences ne seront rien d'autre que ce que tu en feras, contre la société, contre ta propre famille. Tu ne vois que des obstacles mensongers, des fossés artificiellement creusés par d'autres, des mauvaises raisons, des schémas qu'il est possible de déconstruire. Malgré tout ça grossit, ça enfle... Dans le fond, tu sais bien tout ce qui te sépare de l'autre, mais tu refuses d'y prêter attention. Tu y vas, tu y vas, et puis... - Et puis ? » J'ai serré le coussin plus fort sur mon ventre. « Et puis tu ramasses les morceaux et tu écris. »Du coup de foudre à l'arrachement, en passant par les fugues et les retrouvailles, Caroline Laurent déploie la bande-son romanesque d'un amour aussi irrésistible qu'impossible. On y écoute Paolo Conte, Stravinsky ou Orelsan. Tout est nouveau, inédit, et pourtant on sait bien que l'amour chante toujours le même refrain.
La presse en parle
Au son de Cigarettes After Sex, Stravinsky ou Orelsan, Caroline Laurent dissèque, étape par étape, une liaison naissante, avec ses élans, ses freins, ses petits bonheurs et ses déceptions. A travers sa narratrice, elle témoigne de sa foi immense dans le pouvoir rédempteur des mots. Ceux qui peuvent guérir des histoires d’amour qui finissent mal. Les siens sont gracieux et précis, vénéneux parfois et délicieux toujours.
Télérama
