Nerona
Au cœur de l’Europe, une dictatrice déchaînée, qui exige d’être appelée “le Prince”, règne sur sa nation à coups de décrets. Son nom ? Nerona.
Présentation de l'éditeur
Après le succès de "Trois femmes disparaissent" (Actes Sud, 2023) et du "Gaslighting" (L'Observatoire, 2024), Hélène Frappat déjoue les excès d'une réalité qui nous échappe en revenant à la fiction. La romancière nous entraîne dans le sillage dévastateur d'une dictatrice européenne en roue libre : Nerona, Lady Macbeth du XXIe siècle, manie le décret avec autant de doigté que le crime d'État. Au programme : trahison, romance souverainiste, astrologie, matricide, combats de migrants télévisés et bien d'autres réjouissances. Rions ensemble pendant qu'il est trop tard.
La presse en parle
Qui se cache derrière le carré blond et les costumes pastel ? Arrivée au pouvoir en Italie il y a trois ans, issue d’un parti dit « post-fasciste » héritier de Mussolini, Giorgia Meloni semble avoir réussi à faire oublier en partie ses origines et accointances politiques, recouvertes d’un vernis de respectabilité gagnée à la faveur d’une apparente stabilité politique et économique. A tel point que la droite et l’extrême droite françaises regardent l’Italienne avec les yeux de Chimène. L’écrivaine et critique Hélène Frappat vient opportunément rappeler quelques vérités dans un court texte explosif, « Nerona » où, sous ce nom, elle fait de Meloni une lointaine descendante, ordurière et dangereuse, de l’empereur incendiaire Néron. En exergue de cette satire, une phrase de l’écrivaine italienne Natalia Ginzburg : « Ma mère sortait le matin en disant : Je vais voir si le fascisme tient toujours debout. » C’est ce qu’entreprend aussi Hélène Frappat.
Nouvel Obs
