Sans carte ni boussole
Rejetée par les siens à seize ans pour être tombée enceinte, Meredith Hall est contrainte de survivre seule et sans repères. Sans carte ni boussole est le récit poignant d'une femme en fuite, qui va reconquérir son existence en dehors des normes.
Meredith grandit dans la campagne du New Hampshire, au sein d'une de ces " bonnes familles ", pour qui les apparences comptent plus que tout. Un quotidien réglé, où elle se sent importante et aimée, malgré un père absent, qui s'est très tôt remarié. Mais lorsque sa mère traverse à son tour une période de changements tumultueux, l'adolescente se retrouve livrée à elle-même et bientôt tombe enceinte d'un homme de vingt ans, inconscient et cynique. Nous sommes en 1965, Meredith a alors seize ans.
Expulsée de son lycée, chassée par sa mère et envoyée vivre chez son père dans une maison froide et vide, elle vit seule sa grossesse, avant d'accoucher d'un enfant immédiatement placé à l'adoption, sans qu'elle ait son mot à dire.
S'ensuivent vingt ans de détresse et d'errance, qui mènent Meredith à fuir toujours plus loin, en Europe, au Moyen-Orient, en équilibre au bord du monde. Même la naissance de deux autres enfants ne réussit pas à susciter l'espoir d'un avenir meilleur - jusqu'au jour où son fils perdu retrouve sa trace. Grâce à lui, tout son être semble se recomposer...
L'autrice du magistral roman "Plus grands que le monde" retrace ici son parcours avec sincérité et subtilité : rejetée si jeune par ses parents, elle finit par revenir auprès d'eux pour leur apporter son secours à la fin de leur vie, en dépit de leur histoire commune douloureuse. Voyage inoubliable,
Sans carte ni boussole bouleverse en posant ainsi de manière lumineuse la question du pardon au sein d'une famille meurtrie.
La presse en parle
“Je suis mémoire. Mon corps porte tout ce que j’ai été.” Et c’est en commençant par celui d’une lycéenne américaine de 16 ans qui tombe enceinte d’un étudiant de 20 ans qui ne la soutiendra guère. Comme ses parents, qui la cacheront soigneusement durant sa grossesse, et son environnement religieux dont elle est bannie. Des années plus tard, Meredith Hall rencontre son fils. Avec ce récit autobiographique écrit avec pudeur mais sans jamais dissimuler la rage qui a pu la traverser, Meredith Hall livre des mémoires de fille qui en disent long sur l’hypocrisie de la société, comme sur toutes les réinventions possibles. Comme celle d’écrire.
Vogue
