Une rumeur dans le vent
Editeur : Le bruit du monde
Rome, années 1980, une rumeur ravageuse va naître dans la boutique de mode de Marie-France...
Ilaria Gaspari, icône du féminisme italien, nous livre un roman pop et brillant inspiré par la ''rumeur d'Orléans''.
Barbara a la vingtaine et elle vit laborieusement du baby-sitting qu'elle pratique. Entre retard de loyer, bottes en fin de vie, thèse particulièrement récalcitrante et coeur en miettes, elle trouve difficilement la paix au sein de cet équilibre instable. Lorsque la célèbre Marie-France l'embauche dans sa boutique de vêtements, l'espoir est de nouveau permis. Évoluant petit à petit dans ce monde de la mode qu'elle connaît si peu, Barbara va devenir une employée modèle. Pour prolonger le succès de sa boutique, Marie-France lance, sur le modèle parisien, une collection dédiée aux jeunes filles. Pris d'assaut, le magasin ne cesse de recevoir des adolescentes, ravies de pouvoir acheter ce qu'elles veulent sans avoir besoin de l'aval de leurs mères. Mais Barbara sent qu'il y a une ombre au tableau, les clientes se font plus rares, certains passants deviennent agressifs. Elle se rend alors compte que, parfois, les personnes les plus proches de nous sont aussi celles que l'on connaît le moins...
La presse en parle
Dans son deuxième roman merveilleusement traduit par Romane Lafore, la philosophe et écrivaine italienne nous plonge dans l'atmosphère de "Joséphine", boutique chic des années 1980, à Rome. Alors que se prépare l'inauguration d'une collection pour jeunes filles, le magasin est la cible d'accusations de traite des blanches, pointant le gérant d'origine juive. Dans une intrigue à la fois rythmée et subtile, Ilaria Gaspari détaille par touches successives imperceptibles, la construction d'une rumeur, et ses ravages. Un roman profond et tragi-comique, qui parvient brillamment à associer antisémitisme, injonction des corps et effervescence de la mode.
EL, RTS
Autour d’une rumeur de « traite des Blanches », l’écrivaine italienne dépeint une étonnante antihéroïne apathique.
Le Monde
