Hystérie collective
Plus provocatrice et caustique que jamais, Lionel Shriver s'inspire de l'actualité pour livrer la satire aussi jubilatoire que glaçante d'une Amérique gangrenée par la bien-pensance, le politiquement correct et la cancel culture.
Liste des mots interdits :
Stupide, idiot, bête, haut potentiel, méritocratie, etc., etc.
Sont désormais proscrits :
Les devoirs, les tests, les notes, les examens.
Les entretiens d'embauche.
Les bilans de compétences.
Conséquences :
Enfants, parents, voisins, collègues, amis, amants, époux sont invités à se dénoncer les uns les autres.
Tout contrevenant s'expose à un avertissement, une amende, voire à une peine de prison.
Professeure à l'université, Pearson se demande encore comment les États-Unis en sont arrivés là. Depuis que le mouvement pour la Parité mentale a pris le pouvoir, les enfants n'apprennent plus à lire, le niveau des étudiants a chuté, les dîners où l'on débattait à bâtons rompus sont devenus sinistres.
Heureusement, il lui reste sa meilleure amie, Emory, pour ironiser sur la situation. Les deux femmes se connaissent depuis l'adolescence, la confiance entre elles est totale. Ou du moins Pearson le croit-elle...
Prix Transfuge du meilleur roman américain 2026
La presse en parle
Lionel Shriver, signe une drôle de dystopie très proche de nous, puisqu’elle débute en 2011 dans des États-Unis où hiérarchies, notations et compétences sont bannies au nom de l’inclusion. Pearson, prof d’université dont l'enfance a été marquée par une éducation made in Témoins de Jéhovah, résiste à cette dérive. Et ça va lui coûter très cher, peut-être même sa plus proche amie. D’une acidité ultra caustique, n’ayant cure de déranger, et encore moins dans un pays où l’on interdit désormais des livres, Hystérie collective ne ressemble à rien d’autre et frappe très fort.
Vogue France
