De la musique

De la musique

Auteur(s) : Haruki Murakami, Seiji Ozawa
Editeur : Belfond

On connaissait la passion d'Haruki Murakami pour le jazz, mais il en est une autre qui, dans sa vie, a pris une place de choix : la passion du classique. « Comme l'a dit un jour Duke Ellington, "Il n'y a que deux sortes de musique : la bonne et le reste" », rappelle Murakami. « En ce sens, le jazz et la musique classique sont fondamentalement pareils. La joie pure que l'on ressent en écoutant de la "bonne" musique transcende la question du genre ». Mais à la joie d'écouter s'ajoute aussi celle de connaître : connaître les disques, les concerts, comparer les enregistrements... Tous les plaisirs de l'amateur éclairé. Pendant deux ans (entre 2010 et 2011), Murakami et Ozawa ont conversé de Brahms, Beethoven, Bernstein, Gould, Bartók, Mahler... Six cessions, le plus souvent captées à proximité d'une platine, au milieu de la collection de disques de l'écrivain, proposant au chef d'orchestre des moments d'écoute pour revivre, se souvenir et raconter.

Traduit de l'anglais par Renaud Temperini
22,00 €
Parution : Octobre 2018
1 pages
ISBN : 978-2-7144-7861-0
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La presse en parle

Un dialogue de haut niveau entre l’écrivain mélomane Murakami et le chef d’orchestre Ozawa.
D’un côté, un écrivain fou de musique classique, incapable de lire une partition, mais doté d’une oreille en excellent état. De l’autre, un chef d’orchestre d’une infinie curiosité, pourvu d’un parcours fascinant. Les Japonais Haruki Murakami et Seiji Ozawa se sont bien trouvés. Le romancier s’est fait maïeuticien face à un musicien rendu plus disponible par son état de santé. Après de lourdes opérations, Ozawa a pris le temps de plonger dans ses souvenirs, nourrissant six longues et amicales conversations menées entre 2010 et 2011.
Elles sont transcrites de manière vivante, avec des interludes nourris d’anecdotes (comme ces baguettes « empruntées » par le jeune Ozawa au chef Eugene Ormandy). S’y dessine une réflexion de fond sur le travail du chef d’orchestre et sur ce qui fonde l’interprétation de la musique. Celle de Mahler, par exemple, à partir d’une excellente question de Murakami : « Si la partition contient des instructions si détaillées, comment se fait-il qu’il existe autant de différences d’un chef à l’autre ?
Télérama